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Présentation

Lundi 18 mai 2009

 Lors de l'épilation, la douleur ressentie a du vous aider à vous rendre compte que le poil est un élément vivant !

 Le poil est profondément implanté dans la peau : il vit, il est nourri  par une artériole, il élimine des déchets qui sont évacués par une veine, et il possède un système nerveux ce qui ne vous a certainement pas échappé lors de l'arrachage !

Chaque poil enlevé, c'est une micro plaie qui est crée. Quand le poil est arraché, il y a  rupture de la veine et de l'artère qui l'accompagnent ainsi qu'une lésion du muscle arrecteur ou horripilateur (celui qui fait se dresser le poils quand on a la chair de poule) et un étirement du système nerveux qui explique la douleur ressentie quand on tire sur un poil. Il y a même parfois saignement au niveau du pore d'où sortait le poil.

 Cette micro plaie est une porte ouverte pour l'infection. C'est  pourquoi, avant l'épilation, il faut désinfecter la région qui sera épilée. Même une personne très propre est porteuse de germes. C'est aussi la raison qui oblige une seconde désinfection après l'épilation, avant l'application de l'huile apaisante. Cette seconde désinfection débarrasse de plus la peau du reste de talc. Le talc qui est passé sur la peau avant l'épilation permet à la cire de prendre le poil sans trop adhérer à la peau et rend l'épilation moins douloureuse. Mais ce talc peut, s'il n'est pas enlevé, boucher le pore en se coagulant avec du sang et faciliter la venue d'un poil sous peau où poil incarné. De plus, le talc n'est pas du tout stérile et son maintien sur la peau après une épilation est source de risque infectieux.

Cette plaie, même minime,  met un certain temps à cicatriser c'est pourquoi il vous est conseillé après une épilation et ce pendant une journée :

 -         de ne pas aller en piscine ou à la plage.
 -         de ne pas aller au sauna ou au hammam.
 -         de ne pas vous exposer au soleil ni d'aller pratiquer une  séance d'U.V.

 Après une épilation, il y a toujours le risque de poils sous peau créant des petits boutons. Il ne faut pas favoriser la venue de ce  problème en prenant des risques inutiles.

 Après une épilation il faut respecter les règles d'hygiène habituelles  pour la peau :

-         se laver régulièrement.

-         traiter la peau suivant ses problèmes éventuels ( hydrater une peau sèche par exemple.)
-         si vous avez tendance à avoir des poils sous peau, pratiquer  un gommage très doux régulièrement (votre peau n'est pas un élément  inerte, elle sécrète le film hydro-lipidique qui contient ses propres éléments de protection : trop la décaper peut nuire à cet équilibre naturel).

 Et si un bouton survient, le traiter comme une lésion cutanée  classique en désinfectant. Dès que le poil est accessible, le retirer avec une pince préalablement désinfectée à l'alcool.

Avec ces quelques conseils faciles à suivre, votre éventuel  problème de poils incarnés devrait ne plus être qu'un mauvais souvenir.

Par MG - Publié dans : ESTHETIQUE - Communauté : EPILATIONS
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Mardi 31 mars 2009

Les massages « ethniques » sont à la mode et dans le panel de soins proposés, on trouve de plus en plus « le massage aux pierres chaudes ».

 

Origines :

 

Dès qu’on aborde cette technique de massage, on se bute sur un premier problème ! D’où nous vient cette technique ?

La plupart des personnes qui la pratiquent lui donnent une origine hawaïenne. D’autres nous disent que c’est une méthode américaine qui trouve ses origines en Arizona ou plus au nord chez les indiens d’Amérique du Nord. On s’éloigne des îles de rêve et des volcans avec leurs pierres aux pouvoirs surnaturels. Mais si l’on cherche bien sur internet, on nous cite aussi des massages aux pierres chaudes japonais ou péruviens !

En réalité, la chaleur est utilisée très couramment dans de nombreuses techniques de massages pour ses pouvoirs antalgiques et décontracturants et il semble logique que le pouvoir qu’ont certaines pierres à garder la chaleur, soit utilisé dans plusieurs pays dans un même temps. Nos grands mères ne nous mettaient-elles pas une brique chaude enveloppée dans une serviette pour calmer nos douleurs ? Et je vous avoue que sur mes vieilles douleurs, je place un coussinet de sels chauffés au four.

 

La méthode :

 

Là encore rien n’est très clair.

Les pierres peuvent être des pierres volcaniques ou du marbre suivant les écrits et, toujours suivant les différentes méthodes décrites, on utilise soit une unique pierre en marbre poli (Pérou), soit deux ou quatre (Japon) soit plus (Hawaï ou Arizona).

 

Les pierres peuvent être utilisées conjointement avec des huiles essentielles, en massages doux ou plus appuyés suivant les zones traitées et la tension des tissus,  ou posées sur les chakras. Personnellement, la proximité des mots « Hawaï » et « chakras » me pose problème mais semble tout à fait logique pour les praticiens.

Pour certaines écoles, le massage se poursuit par l’application de pierres froides pour calmer l’inflammation des tissus. Pour d’autres, il faut faire suivre la séance d’un massage manuel. Et certaines écoles proposent de terminer par un moment de repos, enveloppé confortablement dans une couverture, pour prolonger l’effet du soin. On nous parle alors des bienfaits de cet enveloppement qui rappelle le sauna. La différence notoire est quand même qu’au sauna, on respire l’air chaud et les huiles qui sont mélangées avec de l’eau pour être jetées sur les pierres chaudes.

 

Les buts recherchés :

 

Ces massages, à en croire les lieux qui les proposent, ont plusieurs effets. Je cite les différentes écoles :

 

Drainage.

Rééquilibrage énergétique.

Régénération cellulaire.

Amélioration de l’éclat de la peau.

Facilitation de l’irrigation sanguine.

Détente et relaxation.

Assouplissement de la peau.

Détente musculaire.

Lutte contre les douleurs.

Effet « détoxifiant ».

Traitement des varices.

Amélioration des défenses immunitaires.

Arthrite.

Contact intense avec les énergies de la pierre et les énergies universelles.

 

Vous voyez donc qu’on a ici le massage universel qui vous soigne en même temps les varices et l’arthrite. Personnellement j’éviterais les pierres chaudes sur des varices, mais c’est eux qui le disent !

Contre-indications :

Je cite toujours : « dans certains cas, les effets de la chaleur diffusée par les pierres s’avèrent néfastes pour l’état de santé de certaines personnes. En particulier, les individus souffrant du diabète et sujets à des problèmes cardiaques, respiratoires ou de problèmes de peau sont dissuadés de recourir à cette technique sauf indications d’un médecin ».

 

 

Que penser de cette méthode ?

 

Personnellement, je suis toujours très favorables aux soins qui peuvent amener du bien être aux personnes qui les suivent et il est évident que cette méthode conjugue des éléments qui ne peuvent que faire du bien : repos, chaleur, huiles essentielles. Alors pourquoi ne  pas l’utiliser ?

Je pense toutefois qu’il faut rester très prudent et ne pas se mettre entre n’importe quelles mains (ou quelles pierres !). Il est évident que quand on voit les effets bénéfiques promis aux clients (qui recoupent parfois les contre-indications !), il y a  un tel panel qu’on peut avoir des doutes, surtout quand on voit proposer des formations en deux jours (en recommandant quand même de faire avant une formation de massage californien !).

Alors, encore une fois, je pense qu’il vaut quand même mieux faire confiance à des personnes bien formées et qu’un diplôme reconnu est un gage de qualité et de sérieux dans le soin. En tout cas, une solide formation peut éviter les erreurs et la mise en danger de la cliente. De la chaleur sur des varices ou lors d’une poussée d’arthrite, comme on l’entend parfois : « ça le fait pas trop ».

Le bien être est une chose très sérieuse, vous mettez votre corps et votre santé entre les mains d’une autre personne : vérifiez le sérieux de la formation qui a été suivie par cette personne et si vous avez des problèmes de santé, mieux vaut prendre, au préalable,  l’avis de votre médecin.

 

Mais que mes réticences ne vous empêchent pas de rechercher le bon institut et de prendre un grand plaisir à suivre une séance de détente….
Par MG - Publié dans : MASSAGE - Communauté : Bien-être
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Mercredi 7 janvier 2009

Depuis une vingtaine d’années, les hommes ont nettement évolué dans le désir de soins esthétiques apportés à leur sexe.

 

Les premiers à avoir choisi de se tondre les poils pubiens ou à se faire épiler le sexe, le faisaient, disaient-ils, par soucis d’hygiène. Cette pratique nous arrivait du Maghreb où les hommes se rasent souvent le sexe. Un des rôles du poil est de garder les odeurs. C’est au niveau des zones à forte pilosité (aisselles, pubis, zone péri-anale) que l’on trouve les glandes sudoripares odoriférantes. Si on coupe ou supprime le poil, l’odeur diminue, l’hygiène est facilitée. L’augmentation du nombre des rapports bucco-génitaux a accéléré ce phénomène. Ce n’est que plus tard que les hommes ont reconnu que ces soins avaient aussi un but esthétique.

 

Le choix du type d’épilation choisi est surtout motivé par le but recherché : bien être, beauté, provocation-exhibition.

 

Recherche du bien être.

 

Dans ce cas, le choix se porte vers une épilation totale des parties génitales et du pubis : la toilette est plus aisée, le contact plus agréable lors des rapports sexuels.  Le côté esthétique passe au second plan. Le fait de faire « petit garçon » n’est pas gênant puisque l’épilation n’est pas faite pour être montrée mais pour être vécue !

De nombreuses personnes qui demandent ce soin ne désirent pas que la zone épilée dépasse des sous-vêtements : on a des jambes poilues, parfois un dos et des abdominaux recouverts de poils et ce qui est caché est épilé. C’est très laid nu mais avec un maillot de bain, rien n’est visible.

 

Recherche du beau.

 

Le premier effet d’une épilation du sexe est que celui ci étant moins couvert de poils, il semble plus long ! Inutile de préciser que les épilations « à minima » sont celles de la racine de la verge. On dégage de deux centimètres et de suite le pénis semble s’allonger d’autant : un pénis plus long, c’est le rêve de nombreux garçons !

 

En second, vient la demande de l’épilation des testicules. D’un point de vue purement esthétique, l’effet est immédiat et la mise en valeur des testicules souligne la beauté du sexe. Ne dit-on pas qu’un vrai mec « a des couilles » ?  Mettre en valeur des testicules souvent cachées dans les poils c’est attirer le regard et montrer « qu’on en a » au sens propre et au sens figuré.

 

Les demandes précédentes s’accompagnent souvent d’une demande de raccourcissement des poils pubiens : on désépaissit la touffe pubienne ce qui dans l’esprit de la personne, fait plus jeune.

 

La recherche esthétique peut être poussée plus loin. Il arrive souvent qu’il soit demandé une épilation des plis de l’aine. Soit juste un trait étroit, soit une bande plus ou moins large jusqu’à arriver à ne garder qu’un triangle ou un rectangle au dessus de la verge. Ces personnes demandent dans un même temps que les poils des cuisses soient coupés et souvent cette épilation s’accompagne d’une épilation du ventre et des pectoraux. Tout comme la femme garde son « ticket de métro », l’homme ne garde qu’une petite zone de poils sur le pubis : il n’y a rien de tel pour attirer le regard ! C’est à la limite de l’épilation-exhibition.

 

 

Recherche exhibitionniste.

 

Certaines personnes cherchent à provoquer par le choix de type d’épilation. Une personne qui ne garde qu’une fine bande de poils soit verticalement au niveau de la partie médiane du pubis, soit horizontale au dessus de la racine de la verge, sait que, dès qu’elle sera nue, on ne pourra pas ne pas voir que le sexe est épilé. C’est ce que j’appelle l’épilation-exhibition.

 

Les personnes qui choisissent ce type d’épilation sont souvent les mêmes qui portent des « bijoux » sexuels : cockrings,  piercings,  ou des tatouages.

 

Au niveau des fessiers, si l’épilation est faite par soucis seulement d’hygiène, la personne se satisfait d’une épilation du plis inter fessier. Dans un soucis esthétique, on demandera l’épilation de la fesse entière . Celle ci peut paraître naturelle si on respecte la limite au niveau du plis sous-fessier (il y a des personnes qui ont des jambes poilues et des fesses imberbes).

 

Nous voyons donc qu’il n’y a pas une, mais des épilations du sexe. Celles ci dépendront des buts recherchés, des goûts de la ou du partenaire, des pratiques sexuelles préférées…j’irais presque jusqu’à écrire : dis moi comment tu te fais épiler, je te dirais qui tu es !

Par MG - Publié dans : ESTHETIQUE - Communauté : EPILATIONS
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Mardi 28 octobre 2008

Le massage : tout le monde sait, en gros, ce qu’on entend pas massage ! C’est le fait de passer les mains ou un appareil sur le corps d’une personne de façon à ce que cette action lui apporte de la détente ou du plaisir dans le cadre du bien-être ou la guérison des lésions dans le cas de massage thérapeutique.

 

Le naturisme est, suivant la définition qu’en donne la Fédération Internationale: une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun, qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et le soin pour l'environnement.

 

Alors le massage naturiste c’est quoi ? C’est un massage pratiqué sur une personne nue par une autre personne qui l’est aussi.

 

La FFN écrit, dans un texte de présentation :  Après 2 500 ans de honte et de proscription du corps, ce vingtième siècle aura été celui de sa libération. L'idée même de corps humain n'avait aucun sens et aucun philosophe n'en a parlé avant 1943. Quand au sexe, il avait été assimilé au mal, à "la faute" et au péché originel par divers courants religieux. Et la morale avait fait une fixation obsessionnelle monomaniaque sur tout ce qui touchait au sexe (alors qu'elle restait tragiquement muette sur le travail, l'exploitation ou le racisme...). Bien entendu, à sa libération, certains sont tombés dans l'excès contraire : l'adulation du seul corps et les incessantes obsessions sexuelles. Le naturisme, justement en ce qu'il n'est pas le nudisme, apporte le juste ton du naturel, par sa jonction avec la nature: c'est le "corps-nature".

Nous pouvons donc penser que le massage naturiste entre parfaitement dans ce cadre de réhabilitation du corps humain et de la sexualité.

 

La nudité est source de plaisir et de liberté La perception des éléments de notre environnement directement sur la peau procure un sentiment de bien être et des sensations que répression et puritanisme nous avaient fait oublier. La nudité a ainsi un effet euphorisant aux conséquences positives sur notre santé morale et physique. La nudité induit une impression de liberté due à l’absence totale des vêtements. Le corps est libre. Ce plaisir et cette liberté, c'est par le corps que nous les ressentons. Plus nous nous entraînons à percevoir notre corps avec nos sens, plus nous nous éveillerons l'esprit.
 De ce texte issu de la FFN, nous pouvons aussi retirer la notion de plaisir et de liberté ressentie par le corps.

 

Pourtant je suis très gêné par l’appellation de massage naturiste.

En effet, il y a un long chemin entre vivre nu pour se rapprocher de la nature, pour être en phase avec l’environnement, autant de moments d’échanges qu’être nu pour se faire masser par une personne dévêtue qui donne un soin sans échange. Et ce qui me semble plus gênant c’est que l’offre et la demande ne correspondent plus du tout à l’esprit naturiste qui est, je le rappelle : : "le naturisme une pratique sociale de la nudité collective s'organisant dans un système de regards qui rend le corps (et le sexe) invisible car banalisé ".

Quand on lit sur les forums axés sur le massage les questions qui sont posées ou les réponses données on voit très vite que :

-          les masseuses et masseurs ne sont pas des professionnels

-         qu’ils sont choisis sur des critères esthétiques et formés ensuite à la pratique du massage.

-         que chacun de leur geste semble plus guidé par une recherche érotique que de bien être.

-         que le soucis principal du client est souvent la gestion d’une érection, on est loin de la relaxation !

Donc que le but de ces soins est plus érotique que thérapeutique (le bien-être est pour moi un soin thérapeutique puisque équilibrant et relaxant et que la personne massée se sent mieux en partant qu’en arrivant).

 

Je ne suis pas du tout opposé à ces pratiques qui, ne serait-ce que par la demande qu’elles satisfont, ont toute leur place dans notre monde actuel. Ce qui me gène, c’est l’emploie du mot naturiste car on est loin de l’esprit qui régit cette pratique. Je ne parlerai pas de l’utilisation de mot massage car c’est un tout autre débat qui n’a pas lieu d’être sur ce blog : il y a assez d’organisme pour s’entre tuer à ce sujet et je ne sais pas comment appeler le massage par un autre nom qu’il soit médical, esthétique, de bien-être ou érotique. Au passage, je reprendrais la boutade de Madame Lamoureux, présidente d’un syndicat d’esthéticiennes qui disait :  « Précisons bien que nous, esthéticiennes, pratiquons le modelage. Laissons le massage aux kinésithérapeutes et aux prostituées !»

 

Et pour conclure, je vais reprendre ce qu’écrit un masseur  sur son blog et que j’approuve entièrement :

 

Le massage naturiste devrait s’appeler soit "massage par un masseur nu", soit "massage par un naturiste".

Quelques mots préalablement sur ma conception du naturisme qui s’accorde bien avec le sentiment de liberté (à ne pas confondre avec le libertinage). La naturisme est la liberté de passer des moments nus, liberté du corps à ressentir intégralement l’air (ou l’eau) ambiant, liberté de vivre à son aise… mais la liberté implique aussi de ne pas imposer son mode de vie à d’autres qui ne le partageraient pas, de ne pas provoquer inutilement la gêne, de ne pas agir en exhibitionniste ni en violation de la loi.

Le rapport avec le massage naturiste ? – Il faut comprendre qu’un massage par un naturiste qui se déclare comme tel peut être réalisé tandis que le masseur est nu ou habillé : naturiste n’implique pas la nudité.

Pour les raisons évoquées ci-dessus, le fait que le masseur soit naturiste ne doit pas lui octroyer le droit d’imposer sa nudité si la personne massée ne le souhaite pas. En effet, certaines personnes ont déjà beaucoup de mal à se mettre plus ou moins nues pour recevoir un massage et l’exhibition non désirée de la nudité du masseur peut les mettre encore plus mal à l’aise. A l’inverse, une personne qui partage ou accepte le naturisme en tant que tel, peut apprécier savoir que le masseur est naturiste, soit pour se sentir plus à l’aise dans sa nudité totale ou partielle, soit pour demander plus facilement au masseur s’il accepterait de se mettre nu. Le massage par un masseur nu peut présenter pour la personne massée un intérêt en dehors de tout massage de body body, soit qu’elle soit voyeuse, soit qu’elle souhaite ressentir une émotion sensuelle voire érotique plus intense, soit – si le masseur l’y autorise – qu’elle souhaite également toucher ou se faire toucher par le corps nu du masseur.

Alors pourquoi employer les termes "massage naturiste" ? – cette contraction ambiguë peut éviter au masseur d’indiquer qu’il masse nu – ce qui n’est pas toujours ’vendeur’ et peut faire peur en faisant craindre à des débordements sexuels ou un exhibitionniste. Répondre à une annonce de massage naturiste pour se faire masser par un masseur nu peut choquer tandis que la personne qui croyait avoir à faire à un masseur naturiste pouvait supposer que le masseur serait habillé. Je recommande aux personnes de s’entendre préalablement à la prise de rendez-vous sur le sens donné dans l’annonce à ces termes.

Lorsque l’annonce mentionne "massage par un masseur nu" ou "masseur nu", l’ambiguïté est levée et la personne qui répond à une telle proposition comprend aisément l’état du masseur et ne cherchera même plus à exiger qu’il se rhabille. Une telle annonce est particulièrement intéressante pour les personnes qui n’oseraient pas demander au masseur de se mettre nu, même en le sachant naturiste.

Quant aux annonces où la question de la nudité du masseur ne se pose pas, là non plus il n’y a pas d’ambiguïté. Cette ambiguïté n’apparaîtra que si le masseur se comporte autrement et se déshabille, ce qui ne manquera pas d’interloquer la personne voulant recevoir un massage par un masseur habillé.

Personnellement, en tant que naturiste et masseur, je préfère ne pas associer le terme de massage à celui de naturiste mais plutôt indiquer au même titre que je suis un homme de 40 ans que je suis naturiste ; ici "naturiste" est davantage une qualification de l’homme que du massage. Les deux termes n’étant pas associés, la personne qui ne l’a pas relevé ne se doutera même pas que je suis naturiste car je n’aurais pas imposé ma nudité, tandis qu’une autre personne qui l’aura relevé pourra en discuter préalablement, se déclarer également naturiste ou s’étonner de mon absence de nudité et me solliciter pour me mettre nu.

En qualité de masseur et naturiste, je suis davantage dans mon élément lorsque les deux protagonistes sont nus ; outre l’équilibre de vues de la nudité de l’autre, la communication est meilleure et nous y trouvons un plaisir mutuel même pour un massage classique (mais non thérapeutique) car ma pratique à domicile et l’absence de table de massage me conduit à exécuter les massages sur un lit double ou à terre et le contact par inadvertance d’un vêtement peut soudainement faire perdre le charme du massage ou couper la communication corporelle.

 


le texte cité ci dessus vient du site: massage-zen-thérapie http://www.massage-naturiste.html
texte de Mass034
 

Par MG - Publié dans : MASSAGE
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Mercredi 24 septembre 2008

 

Si vous voyagez en Turquie ou dans le Magreb, il serait dommage de ne pas profiter des charmes du hammam. C’est là que se retrouvent, suivant les heures qui leur sont réservées, les femmes ou les hommes. On se lave, on se masse, on se détend et on tchatche !

La configuration des lieux est partout à peu prêt la même : une salle d’accueil avec les lits ou nattes de repos (en Turquie souvent des boxes fermés), une pièce tiède dans laquelle opèrent les masseurs, une plus chaude où les gens se lavent et se massent les uns les autres. Parfois de petites cabines fermées permettent la toilette intime ou le rasage à l’abri des regards indiscrets, d’autres fois, il y a simplement des vasques le long des murs pour faire sa toilette. Ensuite on trouve la pièce la plus chaude dans laquelle les clients transpirent. On a aussi la possibilité d’avoir de grandes vasques dans lesquelles on peut se tremper dans des eaux chaudes (très chaudes souvent) si on ne craint pas les échanges de microbes qui pullulent dans ces bassins !

 Lorsque l’on entre dans le hammam, on se rend immédiatement dans une pièce chaude pour préparer son corps à aller dans la pièce la plus chaude (50° environ saturée à 100% d’humidité). Dans cette pièce la plus chauffée, les habitués qui restent assis se trempent les pieds dans des bassines d’eau chaude pour augmenter l’impression de chaleur. Les plus courageux font des mouvements de gymnastique. Cette pièce est très souvent richement décorée de céramiques aux motifs orientaux, le bruit de l’eau qui coule, les sons qui résonnent dans cette pièce vide, la chaleur : tout est réuni pour un retour au calme et un lâcher prise bénéfique.

Ensuite, nous passons dans la pièce voisine pour le gommage corporel qui est pour beaucoup le moment fort de la séance. Soit entre amis, soit par un ou une professionnel(le), nous sommes frictionné avec un gant de crin ou des racines pour enlever les peaux mortes. Elles viennent facilement après la séance de chaleur et d’humidité. Suit le massage qui est à mi chemin entre un massage et une séance de reboutement (fragiles s’abstenir). J’ai même vu plusieurs fois les masseurs masser avec les pieds, debout sur le sujet massé.

Après un grand nettoyage au savon noir si possible, on peut aller terminer sa toilette, se raser, passer le henné pour les femmes…

La séance se termine par un repos qui permet de retrouver une température normale avant de quitter les lieux. Dans de nombreux hammams, il vous est proposé un thé-menthe chaud. En tout cas, bien penser à se réhydrater car une grande quantité d’eau peut être éliminée lors de la séance ce qui peut provoquer une baisse de tension et des vertiges.

En Europe, les hammams sont équipés de douches et généralement il y a un masseur ou une masseuse pour vous proposer un massage plus classique aux huiles essentielles, c’est absolument génial et il faut essayer une fois dans sa vie !

La tenue vestimentaire dans les hammams est très variable. On m’a refusé l’entrée dans un hammam à Djerba parce que je n’avais prévu qu’un maillot de bain qui ne cache pas les formes, je suis allé à Istanbul dans un hammam ou tous les autochtones étaient nus ! Il faut donc se renseigner avant d’y aller. Dans les hôtels équipés, généralement les utilisateurs sont en maillots de bain, en France, c’est variable suivant le type de hammam (traditionnel ou européen) et la clientèle qui le fréquente. Pensez en tout cas à prévoir, si ce n’est pas fourni, un grand drap de bain pour vous envelopper après la séance.

Et bon Bain Maure

Par MG - Publié dans : MASSAGE - Communauté : Bien-être
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Samedi 20 septembre 2008

 

De nombreuses personnes se lancent aujourd’hui dans le massage. On voit fleurir partout des centres de massages Ayurvédiques, Californiens, Tantriques, Lingam, Réflexes, Berbères… et bien d’autres encore.

Nombreux sont les praticiens de ces centres qui n’ont, pour tout diplôme, qu’une « expérience » et parfois un véritable « don », qu’ils sont seuls à se reconnaître, bien évidemment !


 



Le fait est qu’on ne peut pas masser si on ne possède pas un minimum de don. J’entends par don, une sensibilité qui nous permet de ressentir ce que nous disent les tissus. Mon professeur d’ostéopathie me disait régulièrement : « Il faut écouter les tissus et les respecter ». Et cela nécessite ce don. On peut être diplômé pour la maîtrise de différentes techniques manuelles, mais sans ce respect et cette écoute, on restera une brute. Lors d’un massage, les patients ou clients nous attribuent ainsi « un fluide » ou « du magnétisme ». Ils ressentent du bien-être dès que l’on pose nos mains sur eux. C’est ce qui fait la différence dans chaque métier et qui permet, à diplôme égal, à certaines personnes de rencontrer un certain succès et à d’autres pas. Des centaines de personnes font des écoles de stylisme,  mais il n’y a qu’un Yves Saint-Laurent. Il y a de nombreux diplômés d’écoles hôtelières, mais qu’un seul Bocuse ! Et donc si de nombreuses esthéticiennes maquillent, en revanche il n’y a qu’un Jean Pierre Fleurimon !

 

Ce don n’est pas suffisant : il faut aussi du métier

Lors d’un massage, il faut savoir ce que l’on masse, pourquoi on agit, sur quels tissus vont s’exercer les effets de notre travail. Un drainage lymphatique trop appuyé n’aura aucun effet, dans la mesure ou la lymphe est très superficielle. Un massage qui ne respectera pas le sens de la circulation sanguine ne pourra pas agir sur celle-ci. Un travail manuel sur un muscle, pour être à la fois efficace et agréable, doit respecter le sens des fibres de ce muscle. Tout cela ne s’invente pas : pour masser, il faut connaître l’anatomie et la physiologie. Cela évite de faire n’importe quoi et d’être même  parfois à la limite du dangereux. Vous me direz que la nature est bien faite et que l’homme est résistant, ce qui limite le danger ? On a rarement vu de diagnostic vital mis en jeu lors d’un massage, et les non-professionnels ne sont que très rarement inconscients pour prendre des risques s’ils savent le client très malade.

Il en est de même pour les exemples cités plus haut : Yves Saint-Laurent connaissait les tissus, leurs possibilités d’accord, leur texture, la facilité ou non à être travaillés et le résultat qu’on peut en obtenir en fonction du choix. De même, Paul  Bocuse connaît parfaitement chaque saveur et celles qu’il va pouvoir marier pour obtenir une sensation gustative optimale ou inédite. Chaque métier, en plus du don, nécessite pour être exercé avec une efficacité maximale, une parfaite connaissance des matériaux sur et avec lesquels on travaille. Ainsi, pour bien maquiller, une esthéticienne doit connaître la peau sur laquelle elle va travailler, et les produits qu’elle va choisir pour obtenir le meilleur résultat. De même qu’on ne coud pas la soie comme le lin, on ne cuit pas les endives comme les carottes, on ne soigne pas une peau vieillissante comme une peau acnéique d’adolescente. On ne massera donc pas le sportif comme la femme cellulitique.

 

Ce n’est qu’en étant doué pour un métier et en possédant une parfaite connaissance des subtilités professionnelles que ce métier peut devenir un art.

La cuisine de Paul Bocuse n’est plus de la cuisine, c’est de l’art culinaire. Une robe d’Yves Saint-Laurent peut être exposée d’une manière évidente dans un musée. Un maquillage peut, lui aussi, transformer une personne de façon artistique ? cela apparaît clairement lorsqu’on voit des photos « avant-après » !

Lorsque ces travaux deviennent artistiques, des tissus massés. Avec ce petit plus que j’appelle le don pour se rapprocher de la perfection.la beauté du geste et le respect des matériaux sont à souligner. Quand Yves Saint-Laurent touchait un tissu, il le faisait avec délicatesse, avec une forme d’amour. Lorsqu’il achevait la création de son modèle, il dansait presque autour de lui : le mouvement devenait artistique. Regardez les films dans lesquels Paul Bocuse fait la cuisine : il sent les ingrédients, tâte, soupèse…d’un geste à la fois sûr et élégant. Serge Alvarez nous expliquait, lors d’un séminaire de maquillage, qu’il fallait respecter et considérer les instruments comme des amis, des êtres vivants. Un pinceau respire, il ne faut pas le maltraiter, l’écraser. Le travail de maquillage est un travail de peintre : l’amateur sera peintre en bâtiment, le meilleur sera Picasso ! Il en est de même pour le massage : pour être efficace, un geste doit être élégant ! Les mouvements sont liés, aérés, presque aériens. Si le masseur ou la masseuse est tendu, la prestation sera raide, figée, sans élégance. Le résultat ne pourra être alors que médiocre. Afin d’obtenir un résultat satisfaisant pour la personne massée, avec une moindre fatigue pour la personne qui masse, il sera donc indispensable d’avoir une parfaite connaissance du corps, un grand respect et une bonne connaissance du corps, un grand respect et une bonne connaissance.



PS: merci à la revue "Les Nouvelles Esthétiques" qui a retenu ce texte pour le publier sur son numéro 609. 

Par MG - Publié dans : MASSAGE - Communauté : Massage
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Mardi 27 mai 2008

1) DEFINITION

 

 

D'origine indienne, le massage ayurvédique tire son nom de l'Ayurveda, médecine indienne encore pratiquée en Inde à l'heure actuelle. l'Ayurveda se traduit du sanscrit par ''Science de la vie'' (Ayur = Vie, Veda = Science).

« Massage ayurvédique » est un terme générique désignant les massages d'Inde.

Il existe plusieurs massages ayurvédiques, par exemple :

-         l'Abyanga massage le plus couramment pratiqué avec de l'huile sur tout le corps.

-         Siro Dara massage faisant couler un filet d'huile sur le front

-         kansu massage de la plante des pieds avec un bol.

 

  

2) ORIGINE ET HISTORIQUE

 

Le massage Ayurvédique s’appuie sur les principes de base de la médecine traditionnelle indienne, l'Ayurvéda.

Reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, cette technique de médecine naturelle est l’une des plus complètes car elle intègre à la fois le corps et l’esprit.


L’Ayurvéda postule que tout est énergie. Au sein du macrocosme que représente l’univers, le corps est un microcosme où doivent s’équilibrer trois principes (ou Doshas) :

-         le Vat (air) qui correspond aux systèmes nerveux et hormonal.

-         le Pitt (feu) pour les systèmes digestif et enzymatique

-         le Kaph (eau) qui correspond à tous les fluides.

 

3) PRATIQUE

 

Le massage Ayurvédique consiste en des pressions sur différents points ayurvédiques, ou Marmas, à travers lesquels le Prana, le souffle vital en sanskrit, se déplace.
Il se pratique au sol, nu ou en sous-vêtement. A la fois relaxant et énergétique, le massage Ayurvédique permet de se décontracter, de dénouer les muscles,  redonnant ainsi toute  l’énergie à la personne massée..

 

  

4) BASES

 

 

La clef de voûte de la médecine ayurvédique est la constitution individuelle (Prakriti) du sujet, et quand nous l'identifions, nous pouvons établir les profils personnels, qui comprennent la force de chaque sujet et sa susceptibilité à tomber malade en fonction de ses faiblesses.  

Aussi chacun peut évaluer sa prakriti  en utilisant le test de constitution individuelle.

La Médecine  Ayurvédique se base sur la conception des   trois humeurs ou  Dosha, il y aura donc trois types de personnes et de pathologies : Vata, Pitta et Kapha.

 

 

a) TYPE VATA

 

Les caractéristiques primaires du  Vata  sont l' interchangeabilité, l'imprévisibilité, la variation dans la forme, dans la taille, dans le caractère et dans l'action. Le Vata tend à être élancé avec des proéminences au niveau des articulations et des veines, avec la peau sèche et froide. Il est caractériel, enthousiaste, imaginatif, impulsif, il a beaucoup d'idées mais, toujours, le Vata est un sujet qui ne conclut pas. Le vata mange et dort d'une façon très nomade, il est très disposé à l'inquiétude, à l'insomnie, aux dérangements prémenstruels (dysménorrhée) et à la constipation, son énergie est présente d'une façon irrégulière, rendant son existence variable par excellence

 

 

b) TYPE PITTA

 

Le Pitta est relativement prévisible, de taille moyenne, force et résistance, bien proportionné, avec un teint rubicond. Le pitta a une intelligence rapide, articulée, aiguë et peut être très critique ou passionnel avec de brefs et explosifs déclenchements de colère. Le pitta mange et dort régulièrement, il aime le soleil mais souffre de la chaleur et des dérangements au niveau gastro-duodénal.

 


c) TYPE KAPHA

 

La caractéristique fondamentale du Kapha est la relaxation .Le kapha est solide, lourd, fort, avec une digestion lente, cheveux assez gras, peau froide et pâle. Tous les kapha digèrent, mangent et agissent lentement, ils dorment beaucoup et profondément, tendent à différer et à être obstinés, sont disposés à avoir un niveau haut de cholestérol, d'obésité et des allergies.

 

Beaucoup d'individus présentent une constitution où se mettent en évidence en pourcentage deux ou trois dosha (ex. vata-pitta ou pitta-vata), l'éventualité où se trouverait seulement un dosha  est plus rare.

Quand ces dosha sont en équilibre et en harmonie avec la constitution, le résultat est une santé vibrante avec un niveau précieux d'énergie. Mais quand ce délicat équilibre est dérangé, le corps devient réceptif aux agents stressants extérieurs, comme virus, bactéries. Beaucoup de travail, une alimentation incorrecte peuvent aussi agir négativement sur cet équilibre. Le déséquilibre dans les dosha est le premier signe que l'esprit, la pensée et le corps ne sont pas en parfaite coordination. Une alimentation incorrecte, provoquera une altération de agni (le feu gastrique) et donc une digestion incorrecte de la nourriture, avec une formation de toxines (ama). Le cumul d’ama provoquera ensuite la maladie. 

Selon la médecine Ayurvédique l’alimentation doit être en accord avec la Constitution Individuelle (prakryti).
Par MG - Publié dans : MASSAGE - Communauté : Massage
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Lundi 25 février 2008
 
RESPECT : sentiment qui porte à traiter quelqu’un ou quelque chose avec de grands égards, à ne pas lui porter atteinte.
 
Cette définition du Petit Larousse me semble parfaitement correspondre à ce que j’attends d’un massage. Le soin doit être prodigué avec respect à la fois pour ma personne en tant qu’être humain mais aussi, et c’est là qu’est souvent le problème, pour mes tissus, ma peau, mes muscles…
 
Trop souvent, les masseurs plus ou moins professionnels massent avec automatisme, sans tenir compte de ce que j’appelais dernièrement dans un autre texte le message qui leur est adressé par la personne massée et ses tisus au travers de ses réactions volontaires et involontaires.
 
Les tissus sont vivants, ils réagissent aux agressions que celles ci soient douces ou violentes. Une caresse peut donner la chair de poule, faire rougir les tissus ou bien être ressentie comme désagréable et provoquer le retrait de la personne. Il existe une « respiration tissulaire » qu’on nous apprend à écouter lors de l’apprentissage de l’ostéopathie par exemple. Il suffit « d’écouter » les tissus pour savoir où sont les tensions, les relâchements, les contractures. 
Souvent, lorsque l’on masse, la personne massée est surprise que notre main insiste sur une zone qui est douloureuse et qu’elle ne nous a pas signalée.
Combien de fois n’avons nous pas entendu dire : je ne sais pas comment vous faites, vous allez toujours là où ça fait mal !
Et on se rend compte qu’on y est allé sans même réfléchir, que notre main y est allée toute seule. La tension des tissus, la différence de chaleur avec les zones voisines (même très minime), un changement subtil de texture de la peau sous notre main et, « instinctivement », on sait que c’est là qu’il faut agir. Mais pour avoir cette écoute, ce ressenti, il faut respecter les tissus, ne pas les brusquer, ne pas leur infliger un litre de crème qui parasite nos sensations, ne pas agresser avec des appareils qui malaxeront, tritureront, malmèneront les tissus sur toute une zone sans distinction entre les différences que seule une main peut palper et ressentir.
 
Il en est de même lors des mouvements qu’on fera exécuter lors de la rééducation. Nous avons à faire à des tissus blessés, ne leur infligeons pas un autre traumatisme au travers de la rééducation. Les mouvements physiologiques se déroulent autour de deux ou trois axes différents.  carte-vraie-semeuse.jpg
Regardons le « geste auguste du semeur », la main part en pronation, à la fin du mouvement on a une supination ; on aura donc : extension, rotation, abduction de l’épaule, extension du coude… donc une multitude de mouvements pour une action. Pour manger, la cuillère qui devra être amenée à la bouche obligera l’intervention des articulations des doigts, du poignet, du coude et de l’épaule. Nous avons à faire à une « chaîne » de mouvements, le rééducateur devra respecter cette chaîne s’il veut obtenir un bon résultat. Aucun appareil ne pourra remplacer cette subtilité du mouvement, aucun appareil ne respectera la physiologie du mouvement : il ne peut offrir, au mieux, qu’un mouvement autour de deux axes ce qui est nettement insuffisant.
 
Le massage de détente aura aussi, pour être efficace, l’obligation du respect de tous les tissus : peau pour le contact, aponévroses et muscles pour le sens de la manœuvre et personnalité du massé par le respect de ses goûts et désirs (tenue, chaleur, installation…).
Tout le travail fait par les maîtres qui nous ont précédés sur le lemniscate et les chaînes musculaires nous est d’un grand apport pour le massage de bien être. Toute la différence au niveau du vécu entre un massage fait par une personne qui aime masser et un vrai professionnel se trouvera dans ces connaissances qui impliquent un respect de la physiologie des différents éléments massés.
 
Je suis très perplexe quant à l’existence de fluides, de magnétisme, de dons. Je pense qu’il y a un corps avec sa physiologie et une personne qui sait ou non l’écouter, le sentir vivre et vibrer, le respecter. 
Combien de fois les masseurs s’entendent dire qu’ils ont du magnétisme ou un don ! Ils entendent dire ça quand ils sont disponibles et à l’écoute du patient ou client. Je pense que ce don n’est qu’une écoute, ce magnétisme qu’une attention portée à notre travail, c’est à dire au respect que l’on a de l’autre.
C’est ce qui fait la différence entre le mécanothérapeute et le rééducateur, entre l’endermologue et le masseur. Les deux se doivent d’exister puisqu’il y a de la demande pour les deux et une clientèle pour ça, nous ne nous adressons pas du tout aux mêmes personnes. 
Nos activités sont le reflet de la société actuelle : il y a des personnes qui ont besoin d’un zapping permanent, de sensationnel, de gesticulations, de scoops et qui ne se sentent bien que dans cette société. Il y en a d’autres qui sont, aux yeux des premiers, des passéistes, qui ont besoin de repères, de sécurité, de calme, d’équilibre et de respect. Ce sont ces derniers que nous aurons dans le cadre d’une recherche de mieux être : ces conceptions s’opposent comme s’opposent l’être et le paraître.
 
Dernièrement, sur un forum, la question « devons nous respecter les anciens ? » était posée. Les conceptions radicalement opposées s’y sont retrouvées pour débattre. Je me suis senti parfois très déphasé parce que pour moi cette question n’a pas lieu d’être : pour vivre en équilibre avec la société et avec soi même, le respect s’impose aux autres, à soi même, mais aussi à tout ce qui nous entoure comme êtres vivants et même objets (que c’était beau de voir l’artisan le soir ranger ses outils : maintenant l’ouvrier jette le tout dans une caisse et remplace quand c’est cassé !).
Par MG - Publié dans : lepapouilleur - Communauté : Bien-être
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Mercredi 20 février 2008
Je lisais dernièrement sur un forum une conversation sur le besoin du câlin. C’est une chose que l’on ressent souvent derrière la demande du massage. J’ai l’impression que les gens se touchent de moins en moins jusqu’à en arriver à la sensation de  « manque ». undefined
Il y a encore une trentaine d’années, jamais un enfant d’une famille normale ne partait au lit sans son câlin. Que ce soit le moment passé devant « bonne nuit les petits » sur les genoux du père ou de la mère, ou bien le petit moment de lecture ou la chanson chantée comme berceuse : il y avait pour chaque enfant un moment d’intimité et d’affection dans chaque journée.
Maintenant que les enfants ont leur télé-DVD dans la chambre, dès le repas terminé, ils courent regarder ce qui leur plait pendant que les parents s’organisent de leur côté.
J’ai des pré-adolescents dans ma patientèle qui me disent être resté devant l’ordinateur jusqu’à minuit et parfois plus à tchatcher avec leurs amis virtuels. Il n’y a plus cet instant privilégié dans la relation parents-enfants qui existait avant. Ou est le contact réel, physique ?
Le câlin créait un lien tactile et affectif entre deux personnes. Les deux individus ne formaient plus, pendant un instant, qu’une seule entité. Ce contact permettait à l’enfant de pénétrer dans la sphère intime du parent tout en ressentant ses propres limites. Le fait d’être protégé lui montrait sa vulnérabilité et les bornes de ses possibilités d’expansion. L’enfant a besoin qu’on lui montre ses limites. Si vous mettez un bébé dans un grand lit, il ira toujours se butter la tête contre le bois du lit : il doit ressentir physiquement la limite de son univers, il est ainsi sécurisé. C’est à ce niveau aussi que prend sa place la fessée dont le rôle est de « recadrer » l’enfant sorti des limites imposées par la famille ou la société. En donnant la fessée, on repousse l’enfant dans son cadre pour lui signifier : là tu es chez toi, plus loin, tu es chez les autres. A chacun son domaine.
Maintenant on a tendance à refuser la sanction, on est dans le « no limits », la liberté absolue. Ce refus d’autorité existe en même temps qu’un refus de vieillir (on porte des vêtements trop large pour faire croire qu’on va encore grandir ou des pantacourts pour montrer qu’on est encore des gosses). On veut être adulte en restant enfant. On a de plus en plus d’adolescents prolongés, de diplômés qui n’arrivent pas à entrer dans le monde du travail, monde adulte s’il en est. Mais on ne se touche plus !
Il est remarquable que le "lit matrimonial" qui est resté plusieurs siècles à 1m20 de large soit passé à 1m40 après guerre et à parfois 2 mètres actuellement: on a vraiment besoin d'espace...et de ne pas se toucher!
Et de plus en plus, parallèlement, la demande de massages augmente. On éprouve le besoin de se faire câliner, toucher, masser. Les centres se multiplient ouverts souvent par des personnes pleine de bonne volonté mais totalement incompétentes. Pourtant ça marche : ce qu’elles amènent, c’est le contact. On forme des masseurs et masseuses en une semaine. Ces personnes ne peuvent pas apporter à la cliente ou au client ce que lui apporte un masseur ou une masseuse réellement professionnelle mais simplement du bien ou du mieux être. C’est déjà beaucoup me direz vous mais pourquoi former des professionnels pour se contenter d’amateurs (dont les honoraires sont souvent beaucoup plus élevés !).
Je me souviens d’un patient fort jeune et beau qui avait beaucoup de succès et qui me disait : « j’ai besoin de me faire masser parce que j’éprouve du plaisir à un contact qui, tout en étant sensuel, n’est pas sexuel. Pour le sexe, j’ai pas de problème à trouver mais je reste souvent sur ma faim dans le domaine du plaisir sensuel. J’ai l’impression qu’on me drague pour mon physique et pas pour moi !»

Le massage relaxant va donc, dans les années à venir, devenir de plus en plus nécessaire à de nombreuses personnes. On a besoin d’être touché alors que la société ne favorise pas le contact (il n’y a qu’à voir l’évolution de la danse : on est passé du slow à la techtonic, du câlin au pousse-toi-de-là-que-je-m’y-mette !). Le massage va suppléer le manque de caresses, c’est pour ça, peut être que j’aime bien le mot de papouille que je trouve affectueux, plein de tendresse.

Par MG - Publié dans : lepapouilleur - Communauté : Bien-être
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Jeudi 3 janvier 2008
 
 
 
 
 
 
 
1)La peau : une enveloppe à libérer .
 
 
 
En prodiguant des massages, la main est en contact direct et privilégié avec la peau. Cet acte n'est ni anodin ni sans conséquences.
 
La peau est un tissu richement vascularisé qui comprend des glandes à sécrétion interne (endocrines) et des glandes à sécrétion externe (exocrines); elle est en étroite relation avec les tissus conjonctifs et les viscères. Non seulement ce tissu est récepteur mais également émetteur de chaleur, d'électricité et de radiations. Son système de circulation joue un rôle fondamental dans la vasoconstriction , dans la vasodilatation. De plus la peau a le rôle principal de barrière sélective entre le corps et son environnement.
 
 
 
La peau est l'organe le plus étendu du corps. Les zones de projection des perceptions tactiles sur le cerveau donnent un aperçu de la primauté des fonctions tactiles dans le développement de l'individu. Remarquons que la projection de la main au niveau cortical occupe une position de grande envergure.
 
Notre enveloppe, c'est la peau. Elle est notre premier mode de communication et la plus efficace de nos protections.
 
Le sens du toucher se développe très tôt chez l'embryon humain. Notons avec beaucoup d'intérêt que la croissance de la peau et son expansion sont directement tributaires des stimulations qu'elle reçoit de l'environnement.
 
Dans cette optique, la période prénatale est capitale, car la perception par le toucher a une résonance profonde en chacun de nous.
 
A partir de ces quelques considérations, il paraît évident que l'éveil de la conscience de soi est fortement influencée par la quantité et à la qualité des expériences tactiles. Un plaisir tactile satisfaisant pendant la petite enfance et l'enfance est fondamental pour le développement ultérieur vers un comportement équilibré et harmonieusement adapté. Nous pouvons à ce propos citer le travail très important réalisé sur les enfants par les adeptes de la méthode « Shantala ».
 

 

 
Soulignons l'importance de la douceur et son incidence sur le comportement de tout individu. Progressant dans un tel climat, les enfants sont calmes et dociles ; par contre, l'absence de soins attentionnés provoque l'isolement, la crainte et l'irritabilité.
La peau marque la frontière entre le monde intérieur et le monde extérieur.
 
Gerda Alexander ("Le corps retrouvé par l'eutonie") établit une distinction fondamentale entre le toucher et le contact.
 

 

 
Ces quelques considérations nous permettent de dégager des points forts :
 
le respect de l'autre, l'échange, la communication constructive, les relations réciproques, l'établissement de repères, avec comme supports les corps physique et énergétique.
 
Approcher l’enveloppe du  massé , entrer en contact avec lui, l'explorer avec nos mains, autant de prémices à une relation" alternative".
 
 
 
 
 
 
2) La relation : ouverture autorisant les échanges.
 
 
 
La relation par le toucher est alimentée non pas par un courant continu et unipolaire, mais bien par un courant alternatif et bi-polaire. Cette approche de la définition de l'échange met l'accent sur la qualité et la modalité de l'inter-relation. C'est offrir à l'autre ce que l'on est et ce que l'on a, ce dont on dispose. C'est s'ouvrir à l'autre, c'est se faire émetteur et récepteur. C'est faire don de sa propre substance et en même temps se nourrir de l'autre.
 
L'échange, selon cette optique, est une véritable osmose. Entre le masseur et le massé s'établit progressivement un lien de continuité et non de contiguïté. La frontière se franchit sur le plan énergétique, subtil.
 
Le courant affectif est le messager permettant la libre circulation de l'énergie entre l'émetteur et le récepteur. Ces deux pôles de tout dialogue et de tout échange ne sont pas programmés irrémédiablement et unilatéralement ; au contraire, chacun des deux intervenants occupe à tour de rôle, de manière spontanée et souple, une de ces deux polarités. Ainsi, la relation n'est
 
rendue stérile : elle est dynamique et "plastique". Dans ces conditions, l'échange est constructif : l'improvisation, l'écoute, le partage et le don de soi sont les ingrédients essentiels et indispensables pour élaborer et ériger un travail commun . Ce travail commun va dans le sens d'une amélioration de sa propre personne, sur les plans physique, psychique ...en tenant compte de la tri-unité de l'être humain: esprit, âme et corps.
 
Améliorer sa condition ( celle du massé et celle du masseur ) c'est être conscient et responsable de soi, c'est gérer harmonieusement le réceptacle que l'on est.
 
 
 
 3) Le réceptacle : vase jamais plein.
 
 
Tout être humain est propriétaire ... de son corps ! C'est sa demeure, son chez soi, son intériorité, son intimité. Cette " habitation" n'est pas un vase clos, bien au contraire. Elle nourrit le dessein d'ouvrir ses portes au monde extérieur. Ainsi, entre le masseur et le massé s'établit le système des vases communicants. Soulignons la richesse de la panoplie des différents stimuli émanant de l'environnement considéré sous ses multiples aspects. Ces différents aspects sont reliés à l'individu par de nombreuses relations . Cet échange permanent et incessant entre les mondes intérieur et extérieur va construire et édifier chacun de nous. En effet, nous ne pouvons nous améliorer et nous amender que si nous décidons d'ouvrir notre réceptacle tant à nos propres souhaits et motivations qu'aux offres et propositions d'autrui. Celui qui cherche à s'améliorer et à se perfectionner va augmenter sensiblement sa capacité à recevoir, car le "contenu " se transformera en " contenant " . C'est la définition de l'assimilation : rendre ( ce qui est étranger et autre, apparemment ) semblable à soi. Autrement dit, nous avons la capacité d'absorber le monde extérieur en le "décortiquant ", en le déstructurant pour en extraire ce qui y est vivifiant : son essence. Etymologiquement, le verbe "décortiquer " est riche de sens : il exprime l'idée de pénétrer l'écorce, la partie externe, dure et résistante, pour parvenir au noyau, à la " moelle ". Se nourrir des différents apports et " mets " de l'environnement prend un sens symbolique mais combien important dans la compréhension de notre transformation.
 
Dans ce contexte " digestif " , le masseur et le massé ont du pain sur la planche ... Autrement dit, chacun de nous a pour mission d'élaborer sa capacité réceptive pour se construire et se re-construire sans cesse : le mouvement, c'est la vie. Compte tenu de ces quelques considérations, le masseur se propose de modeler l'argile qui "évolue " entre ses mains. En imprimant au tour sa vitesse optimale, il mettra tout en oeuvre pour affiner le vase ( le massé ) pour lui faire prendre conscience de son corps, de sa propriété, de son réceptacle.
 
Par le biais de l' intention qui va mobiliser et motiver ses gestes, le kinésithérapeute va , en quelque sorte, lui insuffler l'esprit vital pour mieux animer ou ré-animer ce corps parfois somnolent et inconscient du long et profond travail dont il a la responsabilité : s'ouvrir délibérément , volontairement et activement à soi, aux autres et à l'environnement pour désirer donner et recevoir " gratuitement ".
 
 
4) L'intention : mobile initiateur du geste.
 
 
 
Nous pouvons définir l'intention comme le mobile directeur du geste posé délibérément .        ( "dessein délibéré d'accomplir tel ou tel acte, volonté".) L'intention dessine l'orientation précise du geste. Le geste est alors porteur d'énergie adressée au " réceptacle ", c'est une sorte d'insémination subtile, véritable ciment dont la mission est de consolider le " massé ", le construire et le verticaliser de manière à ce qu'il joue le rôle qui lui est imparti par sa nature. Symboliquement, notre sujet sera placé entre deux pôles essentiels, à savoir le haut et le bas, le " Ciel " et la " Terre ", ainsi que nous l'enseigne notamment la Tradition chinoise. Une bonne prise de terre,( et c'est le travail du potier!), permet un ancrage dans le sol . Autrement dit, " avoir les pieds sur terre ", est une condition élémentaire pour le passage idéal du " courant ". Nous pouvons considérer l'homme comme une représentation imagée de l'arbre: il plonge ses racines dans le sol et déploie ses branches vers le haut. Le massage va activer la sève qui va passer du stade de sève brute à celui de sève élaborée. L'intention du " massé " se manifestera par le désir de recevoir pour s'améliorer. Celle du " masseur " est de donner , en pétrissant l'homme d'argile qu'il modèle entre ses mains.
 
 
 
 5) Le modelage : suivant le modèle.
 
 
Travailler la pâte dans un pétrin pour la former, pour l'informer, pour la configurer , c'est l’œuvre ( gardons notre modestie ) de l'artisan boulanger. Faire passer la pâte de l' «  in-forme » à la «  forme » , c'est la conformer à un modèle, à son modèle qui, dans l'exemple présent, est le pain. Modeler, c'est petit à petit transformer la masse de pâte pour essayer de lui donner son aspect souhaité, pour lui faire prendre son véritable visage. Parallèlement à cette image, le mandat de l'homme est de se conformer à son modèle, c'est-à-dire au modèle qui le définit : l'homme a pour mission d'être tel qu'il doit être , il doit tendre vers son idéal qui l'autorisera à occuper dans la société la place qui lui revient suivant ses capacités, ses potentialités et sa volonté de s'inscrire dans tel ou tel projet qu'il aura consciemment défini. N'entrons pas ici dans des considérations philosophiques lourdes et indigestes qui n'ont pas leur place dans le cadre de ce présent travail. Le masseur et le massé devront tenter de trouver leur harmonie par une véritable collaboration à travers les techniques d'effleurage, de pétrissage et de modelage . Cette harmonie s'actualisera pas à pas par la prise de conscience de son corps, riche de multiples possibilités effectives ou latentes.
 
Le masseur est un potier qui, en quelques tours de mains, va configurer le massé. Il va tenter de lui conférer une forme plus équilibrée et mieux adaptable. Celle-ci sera dictée par l'intention du masseur en conformité avec le désir du massé. Mettre la main à la pâte, toucher l'autre n'est pas un acte anodin, une simple manœuvre dénuée de tout sens, un geste essentiellement technique imposé mécaniquement. Le massé va ouvrir , au masseur, les portes de " son chez soi " , de son intériorité. A ce titre, le masseur est un architecte dont la mission est d'ébaucher des plans de rénovation, de restauration. Nanti de ces lignes directrices, le massé sera son propre maître d’œuvre, son chef de chantier ; défense d'y circuler de manière intempestive ...
Il aura tout en mains pour corriger ses défauts, pour mieux étayer son édifice de façon à l'inscrire harmonieusement et plus justement dans son environnement. Vu sous cet angle, le masseur n'est donc pas uniquement un technicien préposé aux travaux de correction, d'entretien et d'aménagement du territoire du massé. Par le biais du massage, il jouera un rôle dynamique en invitant le massé à dresser le bilan de ses " défauts " et de ses capacités de manière à assembler les matériaux en respectant le " cahier des charges ". La base sur laquelle va oeuvrer le massé est l'image qu'il a construite ( et qu'il continue à élaborer et à perfectionner ) de son propre corps : son schéma corporel.
 
 
 
 6) Le schéma corporel : véritable cartographie somatique.
 
 
 
 Dès sa plus tendre enfance, chaque individu entreprend l'édification de son schéma corporel, qui est sa " carte de visite ", son " chez soi ". La représentation mentale de son corps physique se structure au fil du temps grâce aux gestes d'affection des parents, des proches, grâce aux différents modes d'exploration du monde extérieur par l'individu et grâce aux stimuli de l'environnement. Les informations collectées par les cinq sens vont affiner le schéma corporel qui , dans les meilleures conditions de développement et d'épanouissement, bénéficiera de qualités essentielles telles l'harmonie, la souplesse, la malléabilité, le dynamisme et l'unité. Cette topographie sera équilibrée si la prise de conscience de toutes les parties du corps, de leurs rapports entre elles et de leur(s) fonction(s) dans l'unité somatique, s'avère fine et précise. Une vision analytique est capitale, mais uniquement dans un contexte synthétique. Autrement dit, chaque élément corporel ne pourra être appréhendé adéquatement que dans ses inter-relations avec ses semblables. Par le biais du massage, le massé disposera de moyens hors du commun pour colmater certaines de ses brèches, pour vérifier et réunifier ce qui a été disloqué, perturbé, fragmenté, par manque de sensations et de perceptions adaptées. Le contact manuel va faire prendre conscience des zones plus sensibles ; il va faire émerger ce qui est en attente d'éveil et de structuration. Ce contact va aussi réanimer le souvenir de situations mal vécues, mal intégrées. Prenons garde, car ce choc peut être brutal, traumatisant, perturbant. La prudence sera alors de mise de la part du masseur, qui doit être à l'écoute de ces " tremblements " de terrain...Les diverses carences pourront être ainsi comblées grâce à une collaboration longue, précise et méticuleuse. Globalement, le schéma corporel restructuré, revu et corrigé, affiné et dynamisé, disséqué et réunifié, sera perméable aux multiples stimuli de l'environnement.
 
Cette mosaïque mouvante acquerra la capacité de se moduler en vue de toujours être à la recherche de l'adaptation la plus adéquate. Le schéma corporel - notre cartographie somatique - est notre référence dans l'image que nous nous forgeons continuellement de nous-mêmes. Ajuster cette image à notre réalité profonde, intrinsèque, est un labeur de longue haleine, mais combien utile pour essayer d'occuper judicieusement la place qui nous revient dans le grand " échiquier cosmique ".
 
Par le biais du massage, la " boule d'argile " confiée entre nos mains, va donc se restructurer et s'agencer autrement et de façon plus équilibrée dans l'espace et dans le temps. Rassembler les pièces du puzzle résultera de la collaboration active du masseur et du massé. Selon cette perspective et par voie de conséquence, l'unité du corps s'amorcera progressivement.
 
 
7) L'unité du corps considérée sous de multiples aspects.
 
 
 
Le corps est un, mais il " s'expanse " de façons diverses selon que nous l'envisageons sur le plan matériel, ou sur des plans plus subtils. L'approche de ces derniers est fondamentale pour essayer de comprendre la nature et l'essence de l'être humain.
 
Suivant cette perspective, la maladie psycho-somatique traduit sur le plan physique un déséquilibre se situant à un niveau supérieur. Conscient de ces données, le masseur évitera de résoudre purement et simplement un traumatisme corporel sans se référer à l'ensemble du corps. Autrement dit, il doit intégrer la partie dans le tout pour essayer de comprendre et de localiser l'origine de la perturbation. L'approche " thérapeutique " ne sera pas symptomatique et superficielle, mais causale et profonde. Un traitement de fond est indispensable pour que la magie des mains puisse se concrétiser dans la récupération de la fonction lésée ou dans la partie " abîmée ". Aussi, une connaissance et une approche uniquement scientifiques de l'être humain sont insuffisantes pour envisager le corps dans sa totalité, qui est son unité. L'application de techniques plus spécifiquement " énergétiques " est un outil précieux pour situer ou resituer l'être humain dans sa vraie dimension : il est placé entre le haut et le bas , entre le " Ciel " et la " Terre "et il est nourrit par leurs inter-actions.
 
Dans un tel contexte, les mains du masseur ne colmateront pas simplement la brèche sur un plan local, mais elles auront pour mission de ré-harmoniser ce qui a été perturbé. Par le biais du psychique, la répercussion sur le somatique s'avèrera constructive et dynamique, car elle engagera le massé dans sa récupération. En analysant de part et d'autre les différents mouvements et les " courts-circuits " il prendra conscience du désordre initial et il sera à même de gérer son corps considéré sous ses multiples aspects et dans ses nombreuses relations. Une des clefs de la réussite dans cette " prise en mains " de la part du massé est que le masseur se pose en soutien et en guide dans cet auto-traitement. Dans cette optique, le massé étayera autrement et plus solidement son édifice et, au fil du temps, l'unité de son corps sera sa référence. Cette approche corporelle peut paraître originale, mais elle est essentielle dans la restructuration du schéma corporel et dans une " utilisation" davantage adéquate et davantage adaptée de l'entité somatique.
 
Nous pouvons donc nous rendre compte que le massage et tous les soins qui mettent en contact notre main et la peau d’une autre personne ne sont pas des actes anodins et dépourvus de tout intérêt.
Ils sont riches d'informations et leurs conséquences impliquent une prise de responsabilités de la part du massé et de celle du masseur.
 
 Grâce à nos mains, la gestion du corps prend une autre tournure, un autre aspect, une autre conscience.
 
Par MG - Publié dans : MASSAGE - Communauté : Bien-être
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