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Présentation

MASSAGE

Jeudi 21 juin 2007

Le massage berbère n’a rien de particulier dans sa technique. Mais il présente à mon avis beaucoup d’intérêt car il est très représentatif de l’influence du milieu sur le choix des manœuvres et de la conduite du massage.

En Europe, la technique la plus employée dans le cadre de la kinésithérapie, est le massage de type suédois.

C’est dans le nord de l’Europe que s’était maintenues les traditions du massage alors que dans le sud, avec l’influence judéo-chrétienne, on avait eu tendance à oublier les massages Romains et leurs bienfaits (sauf dans les pays de l’est dans lesquels la tradition du bain collectif s’est maintenue). L’hygiène corporelle, la gymnastique…nous sont revenues par le nord avec la gymnastique et le massage suédois qui ont longtemps servis de base à la formation des kinésithérapeutes et profs de gym. Les autres massages : chinois, thaï, californiens…sont devenus à la mode avec la multiplication des voyages à l’étranger d’une part et l’engouement pour les médecines douces d’autre part.

Le massage berbère est destiné en premier lieu aux berbères même si maintenant il y a plus de touristes que d’autochtones qui bénéficient de ses bienfaits !

Ce peuple était nomade, se déplaçait journellement : le massage berbère commence, en toute logique, par un long massage des pieds et des jambes dans une bassine d’eau tiède dans laquelle ou a rajouté des décoctions de plantes aux vertus médicinales relaxantes et cicatrisantes reconnues. Ce massage est accompagné de la dégustation de tisane (tradition du sud : thé-mente, verveine…) Ensuite le corps entier sera massé avec force : ce massage s’adresse aux muscles et à la circulation profonde largement sollicités par des heures de marche dans une région trop chaude l’été et très froide l’hiver.

Ce massage se pratique avec des huiles très grasses (arguant, olive) qui nourrissent et protègent une peau très malmenée par le climat. Des huiles essentielles seront ajoutées à l’huile qui sert de base en fonction du but recherché en priorité (lutte contre la fatigue, décontraction musculaire, accélération de la circulation de retour, tonification des tissus…)

Nous voyons donc ici le type du massage adapté parfaitement aux coutumes, au type de vie et au climat locaux. Il en sera en réalité de même pour tous les massages traditionnels culturellement implantés dans chaque région. C’est ce qui explique les multiples massages qui peuvent vous être proposés : massage lapon, massage péruvien, massage asiatique…

Par MG
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Jeudi 21 juin 2007

DEFINITION

C’est une méthode de soins manuels qui a pour buts de rechercher et soigner les restrictions de mobilité articulaire ou tissulaire. Ces blocages ou gènes peuvent affecter l’ensemble du corps humain par le biais des chaînes ostéopathiques et musculaires.

On différencie généralement :

- Ostéopathie générale

- Ostéopathie crânienne

- Ostéopathie viscérale

STILL disait que « toute restriction de mobilité articulaire, musculaire, ligamentaire, tissulaire, peut entraîner un déséquilibre de l’état de santé ».

L’ostéopathie est une médecine avant tout préventive.

Il vaut mieux prévenir que guérir. Les ostéopathes disent souvent que l’on obtient de meilleurs résultats sur les personnes en bonne santé ! Cette boutade veut, bien sur, dire que la prévention est toujours préférable.

Mais l’ostéopathie n’ est pas adaptée à tout le monde et un bon ostéo doit étudier les indications mais aussi les contre-indications avant d’intervenir.

Combien de fois a-t-on entendu des personnes se lamenter : « depuis que je me suis fait manipuler, je suis fracassé ».

INDICATIONS

Avant tout soin il est indispensable de faire procéder à un bilan médical et radiologique sérieux.

Quelle catastrophe peut suivre une manipulation sur une lésion tuberculeuse osseuse ou cancéreuse !

Les principales indications sont :

- système articulaire locomoteur : entorses, tendinites, algies vertébrales, périarthrite de l’épaule, blocages articulaires (mâchoires par exemple).

- système circulatoire : troubles de la circulation des membres inférieurs, hémorroïdes

- système neurologique : sciatiques, névralgies cervico brachiales, cruralgies, douleurs inter costales.

 - système urinaire et digestif douleurs et dysfonctionnements uro-gynécologiques, ballonnements, troubles hépatobiliaires…

- enfants : malposition des os du crane, strabisme, troubles du sommeil, malocclusion dentaire, attitudes scoliotiques..

LIMITES DE L’OSTEOPATHIE

Elle ne peut pas agir sur les maladies dégénératives (sclérose en plaque, SIDA, parkinson..), ni sur les maladies infectieuses ou génétiques (myopathies, mucovicidose..), ni sur les fractures (bien que l’on puisse intervenir dans un stade secondaire pour les lésions secondaires après immobilisation plâtrée).

 L’OSTEOPATHE

Il existe plusieurs écoles d’ostéopathie et il est très difficile de s’y retrouver.

Il y a des médecins ostéopathes qui, après la médecine, ont fait des études de médecine ostéopathique.

Ensuite de nombreux kinés ont continué leurs études par un diplôme d’ostéopathies.

Enfin, il y a des écoles qui n’enseignent que l’ostéopathie. Ils ne demandent aucun diplôme médical ou para médical et forment des ostéopathes.

Entre eux, c’est la guerre ! Alors où aller ? L’ostéopathie est aussi une question de confiance et on se rend très vite compte, lorsque l’on est ostéopathe, que le rapport qui se créé entre l’ostéopathe et le patient est autant affectif que médical.

Par MG
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Jeudi 21 juin 2007

Un peu d'histoire :

Il y a 3000 ans déjà, les égyptiens, connaissaient l'existence d'une autre circulation, parallèle à la circulation sanguine .

En 1932, Estrid et Emil Vodder, découvrent qu'en caressant le visage, les œdèmes diminuent. Ils mettent au point les 4 manœuvres de base du drainage lymphatique.

Un peu d'anatomie :

Le système lymphatique est d’une manière schématique constitué :

- d'un liquide : la lymphe

- de vaisseaux chargés de son transport, les vaisseaux lymphatiques

- de plusieurs structures et organes annexes.

- Le corps possède 500 à 700 ganglions, chaque organe a des ganglions. Sans ganglions on meurt. Si on étale le réseau lymphatique d'un être humain, on obtient une surface équivalente à un terrain de sport.

Le système lymphatique remplit plusieurs fonctions :

- il draine le liquide interstitiel

- il transporte les graisses alimentaires il élimine les gros déchets

- il protège l'organisme contre les agressions de corps étrangers.  La lymphe traverse les ganglions lymphatiques qui filtrent les substances étrangères contenues dans la lymphe. Ces éléments agresseurs de l’organisme sont détruits par les macrophages grâce à la phagocytose.

Les ganglions lymphatiques sont situés le plus souvent dans des régions de grande mobilité ce qui provoque un pompage ganglionnaire à chaque mouvement du corps.

Le canal thoracique gauche est le principal collecteur du système lymphatique. Il reçoit la lymphe en provenance du coté gauche de la tête, du cou et de la poitrine, du membre supérieur gauche et de l’ensemble du corps situé sous les côtes. Le canal thoracique prend naissance à la citerne de Pecquet, simple dilatation située au niveau de la deuxième vertèbre lombaire sur la gauche de la colonne vertébrale.

Le canal lymphatique droit draine la lymphe en provenance du côté droit supérieur du corps. La lymphe circule à travers les ganglions lymphatiques dans une seule direction, les vaisseaux lymphatiques entrent et sortent du ganglions.

La lymphe prend environ 48 heures à faire un tour complet de l’organisme. Le drainage lymphatique est une fonction physiologique, au même titre que les autres fonctions automatiques de l'organisme : digestion, respiration, circulation…. L'aspect incolore de la lymphe a sans doute contribué à lui accorder un rôle à ce point discret qu'il a fallu très longtemps avant que les chercheurs ne s'y intéressent vraiment. Aujourd'hui, les caractères essentiels de la fonction lymphatique sont établis, bien que de nombreux aspects, notamment les fonctions ganglionnaires, son rôle dans les réaction immunologiques, soient relativement peu élucidés.

Technique

Le drainage lymphatique manuel fait partie des techniques utilisées pour favoriser la circulation dite « de retour ». .C'est une technique de massage exclusivement manuelle qui accélère ou force la lymphe en la dirigeant vers les ganglions des aines, des aisselles et vers la veine sous-clavière. En fait, on accélère la circulation lymphatique.

Pour comprendre l'importance du système lymphatique, il suffit de se rappeler que si l'apport d'énergie est indispensable à toute vie, l'élimination des déchets ne l'est pas moins. Dans cet équilibre apport-élimination, les structures lymphatiques assurent l'élimination des produits de gros volumes dont la présence au contact des cellules entraînerait des modifications importantes des tissus, pouvant aller jusqu'à leur destruction.

C'est dire l'importance de tous les moyens thérapeutiques qui peuvent lutter contre la perte de la fonction lymphatique (concerne uniquement les dysfonctions du système lymphatique, exemple les œdèmes, ou l'absence de ganglions suite à une intervention chirurgicale).

Pourquoi cette méthode ne peut être QUE manuelle ? Parce qu’elle n’est efficace qu’en respectant une série de manœuvres : appel ou absorption, chasse ou résorption, manœuvres ganglionnaires…qu’aucun appareil ne peut réaliser d’autant plus qu’il faut respecter le sens de la circulation lymphatique qui n’est pas toujours dans le même sens comme par exemple la circulation veineuse qui remonte vers le cœur.

Champ d'application du drainage lymphatique manuel Oedèmes Inflammations (suite à un traumatisme, ex. entorse de cheville, œdème post-opératoire, etc.) Cicatrices "Gros bras" post opératoire Ulcères Dysfonctions du système lymphatique Problèmes de rétention d'eau « jambes lourdes »

Par MG
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Jeudi 28 juin 2007

Quand on veut se faire masser, il faut savoir tout d’abord ce qu’on attend du massage et se poser deux ou trois questions qui détermineront le choix du ou de la thérapeute:

- Ai-je besoin ou envie d’un massage ?

- Si j’éprouve le besoin d’être massé, est ce un besoin médical (douleur, pathologie)ou un besoin purement psychologique (envie de bien-être, tensions nerveuses avec répercussions physiques….) ?

 - Si j’ai envie d’un massage est ce un désir physique, sensuel  ou affectif (psychologique) ?

Quand on a cerné la demande, il faut alors faire un choix.

En France, officiellement, le choix est vite fait puisqu’il n’y a que les masseurs kinésithérapeutes diplômés d’état qui sont autorisés à pratiquer le massage .

Mais il y a loin de la loi à la réalité et nous connaissons tous des masseurs non D.E. dans notre quartier !

Pour tout ce qui est pathologie, il est évident que le choix est vite fait : il n’y a que le kinésithérapeute qui offre les garanties d’un travail sérieux et professionnel. De plus, les massages, dans ce cas, sont très souvent prescrits par le médecin…et remboursés par la sécurité sociale et les mutuelles.

Pour ce qui est du massage de bien être, il en est tout autrement puisque l’acte ne peut être pris en charge par les organismes sociaux. Les tarifs sont libres et l’offre multiple.

Peu de kinésithérapeutes sont intéressés par ces actes, et ceux qui les pratiquent ne le font, malheureusement, pas toujours dans un cadre et un environnement (sonore, olfactif, lumineux) qui soit bénéfique à la détente. Se relaxer dans un cabinet qui est éclairé au néon, avec une sauvage odeur de baume chinois et le téléphone qui interromp le massage toutes les cinq minutes, ça n’a rien de très relaxant.

D’un autre coté, aller dans un institut ou un salon de massage qui offre le cadre idéal mais sans certitudes sur les capacités du masseur ou de la masseuse, c’est aussi prendre le risque non seulement d’être déçu (ce qui n’est, tout comptes faits pas dramatique) mais aussi d’être plus mal après qu’avant avec des séquelles physiques ou psychologiques parfois lourdes de conséquences.

 Hors le diplôme d’état, il n’y a malheureusement, en France, aucune garantie du sérieux de la formation. Il existe des formations au massage relaxant qui durent un week-end, d’autres plusieurs mois. Certaines formations sont à la limite du mouvement sectaire, d’autres ne sont que des « usines à fric ». Il est très difficile de s’y retrouver.

Le mieux, c’est encore le bouche à oreille. Un salon de massage qui existe depuis longtemps, dans lequel il n’y a jamais de problème connu (les gens parlent vite et le moindre faux pas est vite divulgué), qui a « pignon sur rue » peut être considéré comme sérieux. Et puis, s’il ne vous convient pas, vous avez toujours la solution d’essayer un autre salon ou institut jusqu’à trouver celui qui correspondra le mieux à vos besoins, souhaits et désirs mais vous serez alors entre les mains de personnes sur lesquelles vous n’aurez aucune garantie dans le domaine des connaissances médicales, il ne faut jamais l’oublier.

Alors bonnes recherches et bon massage.

Par MG
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Jeudi 28 juin 2007

200348087-001.jpeg C’est une question qui revient souvent chez le masseur.

Si elle est posée par le client ou la cliente devant la table, la réponse est : sur le dos , à plat ventre… Au passage, je ne sais pas pourquoi mais quand la réponse est « a plat ventre », les gens se mettent une fois sur deux sur le dos !

Si cette question est posée dès l’arrivée dans l’institut ou le cabinet, elle change totalement de signification. La demande touche à la tenue : que dois-je enlever, que dois-je garder ? Et la réponse n’est pas évidente ! On touche sur ce point à l’éducation, à la pudeur, au psychisme de la personne. Si depuis sa plus tendre enfance on lui répète que c’est vilain de montrer ses fesses ou son zizi, que quand on est « bien élevé » on ne se promène pas nu… il est évident que si le masseur répond : « il serait souhaitable que pour ce type de massage vous soyez entièrement nu  », ça jette un froid !

Il est des religions dans lesquelles la nudité est bannie. D’autres qui jusqu’à une période récente acceptaient la nudité (au hammam par exemple) et qui maintenant la rejette.

Certaines personnes sont très pudiques, ont honte de leur physique, n’osent pas se montrer en petite tenue…Elles ne pourront envisager de se montrer en sous-vètements, même chez un masseur. Et je ne parle pas du monsieur qui craint l’érection incontrôlable et ingérable…

Je dois avouer que je n’ai jamais pu expliquer clairement pourquoi on ressent plus de bien être lors du massage si on est nu  (la pudeur pouvant être préservée, la nudité pouvant rester voilée sous une serviette par exemple) il n’y a pourtant pas photo.

Les énergéticiens expliquent que tout vêtement détourne ou bloque les énergies. Et ce n'est pas récent puisqu’un viatique de la Bible explique déjà ce phénomène en interdisant de porter des vêtements de textures différentes (soie, lin, coton, laine..) et que les médecins chinois travaillaient sur des corps dénudés ou ne portant que des habits en coton. Il est même des techniques énergétiques pour lesquelles on conseille la nudité non seulement au massé mais au masseur. On est très loin de ça dans notre conception européenne de la relation masseur-massé!

Les sous-vêtements recouvrent les fesses et cette région est, au point de vue musculaire une région clef : lien entre le mobile (membres inférieurs) et le corps. Les masses musculaires sont importantes et souvent tendues et si elles sont recouvertes on ne les masse pas. C’est peut être une explication au meilleur ressenti lors d’un massage nu. massage-foot.jpg

 Alors la solution ! Je conseille d’être le moins vêtu possible et propose une serviette qui permettra un massage complet et respectera la pudeur de la personne massée



Visiblement, Bixente Lizarazzu a l'air d'apprécier sa séance de massage et ne se pose pas de problème quand à la tenue à adopter!
Par MG
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Lundi 23 juillet 2007

Quand un professionnel parle de massage, il n’est pas certain que son vocabulaire soit compris par d’autres personnes qui fantasment dès qu’on parle de cette sorte de soin.

Il n’est pas inutile de remettre parfois les choses en place.

MASSAGE : action de pratiquer différentes manipulations avec les mains (presser, pétrir, pincer etc.) sur une partie du corps ou un organe. (les massages médicaux sont réalisés par un kinésithérapeute).C’est la définition du Larousse !

Mais c’est là ou ça se corse…….

METHODE ANALYTIQUE : se dit quand on ne massera que la région lésée. Après une fracture du poignet, par exemple, on se contentera de masser la main, le poignet et l’avant bras.

METHODE GLOBALE : on peut aussi choisir une méthode plus globale (Mézières, Kabath, Ostéopathie), c’est à dire qu’on va tenir compte des répercussions à distance que peut entraîner une lésion. Une cheville opérée peut provoquer des douleurs dorsales par la boiterie qui ne manquera pas de s’installer pendant un temps plus ou moins long,. On choisira alors une méthode globale qui soignera non seulement la cheville mais aussi le corps dans son ensemble.

MASSAGE LOCAL : si une personne a mal à une jambe, on peut très bien se contenter de lui masser la jambe.

MASSAGE GENERAL : On peut aussi faire le choix de masser d’autres régions que celle lésée si la lésion entraîne une gène à distance. Une personne qui a mal au mollet peut aussi, par contre-coup, avoir des tensions au niveau lombaire. Il n’est pas exclu de masser aussi la colonne vertébrale.

MASSAGE SPECIFIQUE : Il existe des méthodes qui n’ont d’effet que sur une fonction. Le drainage lymphatique n’agit que sur la circulation lymphatique (et c’est de façon indirecte qu’il aura un petit effet sur la circulation veineuse), les manœuvres transversales de Ciriax sont spécifiques au niveau des tendons et ligaments, le palper-rouler a une action exclusivement sur les cellulalgies.

MASSAGE COMPLET : Un massage peut agir sur plusieurs fonctions. Un sportif après l’effort aura d’une part à éliminer la fatigue, d’autre par à réguler ses flux circulatoires et, s’il doit refaire un effort le lendemain à se préparer à cet effort (je ne parle pas d’éventuelles lésions dues à l’exercice pratiqué). On choisira des manœuvres qui auront un effet sur les lésions éventuelles, d’autres sur le muscle, d’autres sur la circulation sanguine : ce sera un massage complet. Le massage Californien, tout comme le massage sportif, est un massage complet.

L’interprétation qui sera faite par les patients aux propositions du masseur ne seront que le reflet de leurs désirs ou de leurs fantasmes……..ce qui prépare souvent à de grandes désillusions.

Quand un masseur propose un massage global ou envisage d’utiliser une technique de massage complet, il n’est pas certain que tout le monde entende la même chose. Mais là, c’est Freud qu’il faut consulter et non pas votre masseur !



                                                            

Par MG
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Jeudi 2 août 2007

EFFLEURAGE : c’est une manœuvre très douce, la main prend contact avec la peau du sujet massé et l’effleure. On variera la pression suivant l’effet désiré. Très superficielle, cette manœuvre peut être excitante (et même énervante), plus appuyée, elle est calmante, apaisante. Un effleurage fait avec un doigt sur le visage par l’esthéticienne doit provoquer une réaction des muscles peaussiers : contraction réflexe : on est alors dans la recherche d’une excitation. L’effleurage fait par le kinésithérapeute, avec sa main entière au contact de la peau, recherche la détente. C’est une excellente manœuvre de « prise de contact » puisqu’une main professionnelle peut, par ce simple contact, ressentir certaines anomalies ou pathologies (adhérences, peau rugueuse..).

PRESSION GLISSEE SUPERFICIELLE : c’est un effleurage plus appuyé, il détend et favorise la circulation sanguine. On l’utilisera pour augmenter le flux sanguin dans une région sur laquelle on ne peut pas appuyer plus. Elle sera aussi utiliser à la place de l’effleurage sur une personne à forte pilosité (l’effleurage est très désagréable s’il y a beaucoup de poils).

PRESSION GLISSEE PROFONDE : c’est la manœuvre circulatoire par excellence. Elle agit en profondeur sur la circulation de retour. La main prend un contact appuyé avec le segment à masser et fait une manœuvre de glissement dans le sens de la circulation veineuse. Ne jamais l’utiliser dans l’autre sens, elle traumatiserait les veines.

PETRISSAGE SUPERFICIEL : on saisit entre les pouces et les indexes des deux mains un plis de peau sur lequel on exerce ensuite une torsion (quand la main droite va de bas en haut, la main gauche fait le mouvement inverse). Cette manœuvre relativement douce décolle les tissus (adhérences douloureuses et cicatrices). On se déplace lentement sur la région à traiter. C’est cette manœuvre qu’utilisent les esthéticiennes pour le traitement des ridules.

PETRISSAGE PROFOND : un muscle est saisi à pleines mains et on exerce le même type de manœuvre que précédemment. Cette manœuvre mobilise un muscle en totalité, elle est très efficace pour « défatiguer », éliminer les toxines après l’effort. C’est la manœuvre type qu’on nous montre à la télévision quand on masse un sportif !

PALPER-ROULER : c’est la manœuvre « à la mode » depuis qu’on a mis sur le marché les masseurs mécaniques ! On décolle un plis de peau que l’on fair rouler sous les doigts ; c’est le déplacement de ces tissus qui les décollent : c’est le massage type utilisé contre la cellulite.

TAPOTTEMENT : c’est aussi appelé pianotement. Avec les doigts, on pianote sur la peau comme le ferait un pianiste sur son clavier. Cette manœuvre est excitante pour les tissus superficiels et provoque en réaction une contraction des muscles peaussiers.

PERCUSSION : c’est une manœuvre pratiquée avec les mains en hachoir : on percute le muscle alternativement avec les deux mains. Par voie réflexe, le muscle répond par une contraction, c’est donc une manœuvre très tonifiante.

PINCEMENT : avec les deux mains, on pince doucement la peau en alternant très rapidement les pincements des deux mains, c’est une manœuvre tonifiante utilisée par les esthéticiennes sur le visage (pincer de Jacquet).

PONCAGE : avec le pouce ou un autre doigt, on va faire une manœuvre circulaire ou transversale plus ou moins appuyée sur un point précis (on ponce la région à traiter). Cette manœuvre utilisée en transversale sur un ligament est la manœuvre de Ciriax, elle agit sur la cicatrisation d’une entorse par exemple (décollement des fibres d’un ligament traumatisé). On l’utilise aussi dans un mouvement circulaire en particulier dans des techniques de massages réflexes (massopuncture). Le sens du mouvement aura une importance dans les soins asiatiques (tonification ou dispersion).

FRICTION : comme son nom l’indique, avec la main (plat ou dos) , on frictionne une région pour provoquer un échauffement, tout comme on frictionne le dos d’un enfant au sortir de la douche pour qu’il ne prenne pas froid.

Cette liste n’est pas exhaustive et certains massage ethniques font appel à d’autres manœuvres, celles qui sont citées ici sont les plus utilisées lors des massages pratiqués en Europe. Des techniques, comme le drainage lymphatique, font appel à d’autres manœuvres très particulières (absorption, résorption, pompages ganglionnaires…).

Des appareils peuvent être utilisés par le masseur pour l’aider ou le remplacer, je n’ai abordé ici que les techniques purement manuelles. Suivant le but recherché, le masseur choisira telle ou telle manœuvre dans ces outils qui lui sont proposés.

Par MG
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Mardi 6 novembre 2007
Notre organisme réagit lorsqu’il est agressé. Lors de cette agression il y a trois éléments qui rentrent en ligne de compte :
 
-         l’agent agresseur
-         l’action d’agresser : c’est l’agression
-         la réaction de l’organisme : c’est le stress
 
 Pour Hans SEYLE il y a deux issues possibles en réponse à une agression :
 
-         Le sujet sort renforcé de l’épreuve, il y a eu une bonne réaction de l’organisme c’est ce que nous appellerons un «  bon stress » ou EUSTRESS.
-         Le sujet sort affaibli physiquement ou moralement de l’épreuve, il y a eu incapacité de l’organisme à lutter contre l’agresseur, ce sera un « mauvais stress » ou DISTRESS. Dans sa phase la plus grave nous aurons la DETRESSE.
 
Les agressions agréables vont favoriser l’eustress alors qu’au contraire les agressions désagréables favoriseront le distress.
 
« Le stress est source de pulsion de vie et son absence équivaudrait a la mort biologique » expliquait Selye.
Il est une réaction organique pour assurer notre équilibre dans un environnement en perpétuel changement.
Mais il faudra, lors de l’étude d’une réponse au stressor, tenir compte d’une part de la virulence de cet agresseur et d’autre part de la résistance de l’agressé. Une personne affaiblie, malade, fatiguée autant physiquement que psychiquement sera plus vulnérable. Le massage relaxant aura pour but de renforcer les éléments de défense, « le terrain » de la personne soumise aux agressions, la réactivité du sujet massé aux agressions. Il devra permettre au massé de mieux gérer ses réactions, de mieux gérer le stress.
Nous ne lutterons pas contre le stress qui est un état physiologique de défense de l’organisme, mais nous essaierons d’aider la personne à « positiver » les agressions mineures et à aider l’organisme à gérer les agressions majeures.
 
Le stress est source de renforcement de nos capacités innées.
Il est évident que dans de nombreux domaines artistiques, sportifs, culturels… c’est la recherche de l’agression ( confrontation avec des adversaires, avec un public, avec des critiques) qui renforce les possibilités de progrès du sujet dans son domaine d’activité.
Mais il faut savoir doser ces agressions. Une personne soumise en permanence à une forte pression ne peut plus la gérer et finit par aboutir à une situation de désadaptation. Nombreux sont les artistes, les sportifs, les vedettes qui finissent par ne plus assumer les succès et tombent dans la dépression ou alors la folie.
 
Ce qu’il conviendra donc de renforcer dans la lutte contre les effets négatifs du stressor, ce sera le terrain   la personne doit être considérée en priorité sur l’agression.
 
Louis Pasteur, qui toute sa vie s’est opposé à Claude Bernard, donnant la priorité au microbe sur le terrain a fini par dire «  c’est Claude qui a raison, le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout ».
Nous n’irons pas jusque là, face au stress en disant que l’agresseur n’est rien et le terrain tout mais il faut reconnaître que si l’on peut gérer une agression négative, le stress qui en résulte sera diminué et ses conséquences physiques, psychiques et émotionnelles atténuées.
 
Le but de tout travail pour maintenir l’équilibre d’une personne et son intégrité, sera de réduire le nombre et l’intensité des agressions et dans un même temps de renforcer les capacités naturelles de résistance de l’organisme aux agressions.
 
Si les agressions ne dépassent pas nos capacités de résistance nous aurons une adaptation organique qui fera de ce stress un eustress (positif).
Si les agressions dépassent nos capacités de résistance nous aurons une désadaptation organique qui fera de ce stress un distress (négatif).
 
Quand le sujet ne sera plus capable de résister aux agressions par épuisement de ses réserves naturelles de lutte contre l’agresseur, nous aurons un état de détresse avec affaiblissement de l’organisme, incapacité de résister aux bruits, aux lumières vives, aux odeurs, aux imprévus de la vie ( changements d’habitudes, d’horaires, de compagnie, de cadre, d’environnement…).
 
Mais cet état de détresse peut aussi se rencontrer chez une personne trop protégée, maintenue à l’écart des agressions, « sous stressée ». Tout comme il existe un « sur-menage », nous pouvons considérer qu’il existe un « sous-menage ».
 
SOUS STRESS
 
SUR STRESS
 
 
 
ABSENCE D'AGRESSIONS
STRESS NECESSAIRE
EXCES D'AGRESSIONS
 
 
 
 
EUSTRESS
 
Capacités non sollicitées
 
agressions trop importantes
 
 
trops répétées
 
 
trops prolongées
 
 
pour les capacités du sujet
 
 
 
SOUS ACTIVITE
 
EPUISEMENT
 
 
 
DISTRESS par
 
DISTRESS par
manque de lutte
 
fatigue psychique
ennui
 
fatigue physique
apathie
 
épuisement
sentiment d'inutilité
 
sentiment d'impuissance
 
 
 
DETRESSE
 
DETRESSE
Les principaux signes psychiques qui pourront nous faire craindre la survenue d’un état de détresse sont :
-         pertes de mémoires
-         irritabilité
-         étourderie
-         changements brusques d’humeur
-         agressivité
-         désir d’isolement ou peur de la solitude
-         détachement
-         attitude négative
 
Sur le plan physique, nous remarquerons :
-         une impression d’oppression
-         des douleurs dans les articulations
-         fatigue inhabituelle et rebelle aux soins ( repos )
-         impression de jambes lourdes
-         manque de vitalité
 
 
EN CONCLUSION :
 
Le stress modifie le terrain, le terrain modifie la réaction aux agressions.
L’environnement social, familial, éducatif, professionnel… modifie la réactivité aux stressors.
Le vécu de la personne, passé médical, modifie le stress.
 
Chaque personne est unique et répond différemment aux agressions.
Par MG
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Jeudi 3 janvier 2008
 
 
 
 
 
 
 
1)La peau : une enveloppe à libérer .
 
 
 
En prodiguant des massages, la main est en contact direct et privilégié avec la peau. Cet acte n'est ni anodin ni sans conséquences.
 
La peau est un tissu richement vascularisé qui comprend des glandes à sécrétion interne (endocrines) et des glandes à sécrétion externe (exocrines); elle est en étroite relation avec les tissus conjonctifs et les viscères. Non seulement ce tissu est récepteur mais également émetteur de chaleur, d'électricité et de radiations. Son système de circulation joue un rôle fondamental dans la vasoconstriction , dans la vasodilatation. De plus la peau a le rôle principal de barrière sélective entre le corps et son environnement.
 
 
 
La peau est l'organe le plus étendu du corps. Les zones de projection des perceptions tactiles sur le cerveau donnent un aperçu de la primauté des fonctions tactiles dans le développement de l'individu. Remarquons que la projection de la main au niveau cortical occupe une position de grande envergure.
 
Notre enveloppe, c'est la peau. Elle est notre premier mode de communication et la plus efficace de nos protections.
 
Le sens du toucher se développe très tôt chez l'embryon humain. Notons avec beaucoup d'intérêt que la croissance de la peau et son expansion sont directement tributaires des stimulations qu'elle reçoit de l'environnement.
 
Dans cette optique, la période prénatale est capitale, car la perception par le toucher a une résonance profonde en chacun de nous.
 
A partir de ces quelques considérations, il paraît évident que l'éveil de la conscience de soi est fortement influencée par la quantité et à la qualité des expériences tactiles. Un plaisir tactile satisfaisant pendant la petite enfance et l'enfance est fondamental pour le développement ultérieur vers un comportement équilibré et harmonieusement adapté. Nous pouvons à ce propos citer le travail très important réalisé sur les enfants par les adeptes de la méthode « Shantala ».
 

 

 
Soulignons l'importance de la douceur et son incidence sur le comportement de tout individu. Progressant dans un tel climat, les enfants sont calmes et dociles ; par contre, l'absence de soins attentionnés provoque l'isolement, la crainte et l'irritabilité.
La peau marque la frontière entre le monde intérieur et le monde extérieur.
 
Gerda Alexander ("Le corps retrouvé par l'eutonie") établit une distinction fondamentale entre le toucher et le contact.
 

 

 
Ces quelques considérations nous permettent de dégager des points forts :
 
le respect de l'autre, l'échange, la communication constructive, les relations réciproques, l'établissement de repères, avec comme supports les corps physique et énergétique.
 
Approcher l’enveloppe du  massé , entrer en contact avec lui, l'explorer avec nos mains, autant de prémices à une relation" alternative".
 
 
 
 
 
 
2) La relation : ouverture autorisant les échanges.
 
 
 
La relation par le toucher est alimentée non pas par un courant continu et unipolaire, mais bien par un courant alternatif et bi-polaire. Cette approche de la définition de l'échange met l'accent sur la qualité et la modalité de l'inter-relation. C'est offrir à l'autre ce que l'on est et ce que l'on a, ce dont on dispose. C'est s'ouvrir à l'autre, c'est se faire émetteur et récepteur. C'est faire don de sa propre substance et en même temps se nourrir de l'autre.
 
L'échange, selon cette optique, est une véritable osmose. Entre le masseur et le massé s'établit progressivement un lien de continuité et non de contiguïté. La frontière se franchit sur le plan énergétique, subtil.
 
Le courant affectif est le messager permettant la libre circulation de l'énergie entre l'émetteur et le récepteur. Ces deux pôles de tout dialogue et de tout échange ne sont pas programmés irrémédiablement et unilatéralement ; au contraire, chacun des deux intervenants occupe à tour de rôle, de manière spontanée et souple, une de ces deux polarités. Ainsi, la relation n'est
 
rendue stérile : elle est dynamique et "plastique". Dans ces conditions, l'échange est constructif : l'improvisation, l'écoute, le partage et le don de soi sont les ingrédients essentiels et indispensables pour élaborer et ériger un travail commun . Ce travail commun va dans le sens d'une amélioration de sa propre personne, sur les plans physique, psychique ...en tenant compte de la tri-unité de l'être humain: esprit, âme et corps.
 
Améliorer sa condition ( celle du massé et celle du masseur ) c'est être conscient et responsable de soi, c'est gérer harmonieusement le réceptacle que l'on est.
 
 
 
 3) Le réceptacle : vase jamais plein.
 
 
Tout être humain est propriétaire ... de son corps ! C'est sa demeure, son chez soi, son intériorité, son intimité. Cette " habitation" n'est pas un vase clos, bien au contraire. Elle nourrit le dessein d'ouvrir ses portes au monde extérieur. Ainsi, entre le masseur et le massé s'établit le système des vases communicants. Soulignons la richesse de la panoplie des différents stimuli émanant de l'environnement considéré sous ses multiples aspects. Ces différents aspects sont reliés à l'individu par de nombreuses relations . Cet échange permanent et incessant entre les mondes intérieur et extérieur va construire et édifier chacun de nous. En effet, nous ne pouvons nous améliorer et nous amender que si nous décidons d'ouvrir notre réceptacle tant à nos propres souhaits et motivations qu'aux offres et propositions d'autrui. Celui qui cherche à s'améliorer et à se perfectionner va augmenter sensiblement sa capacité à recevoir, car le "contenu " se transformera en " contenant " . C'est la définition de l'assimilation : rendre ( ce qui est étranger et autre, apparemment ) semblable à soi. Autrement dit, nous avons la capacité d'absorber le monde extérieur en le "décortiquant ", en le déstructurant pour en extraire ce qui y est vivifiant : son essence. Etymologiquement, le verbe "décortiquer " est riche de sens : il exprime l'idée de pénétrer l'écorce, la partie externe, dure et résistante, pour parvenir au noyau, à la " moelle ". Se nourrir des différents apports et " mets " de l'environnement prend un sens symbolique mais combien important dans la compréhension de notre transformation.
 
Dans ce contexte " digestif " , le masseur et le massé ont du pain sur la planche ... Autrement dit, chacun de nous a pour mission d'élaborer sa capacité réceptive pour se construire et se re-construire sans cesse : le mouvement, c'est la vie. Compte tenu de ces quelques considérations, le masseur se propose de modeler l'argile qui "évolue " entre ses mains. En imprimant au tour sa vitesse optimale, il mettra tout en oeuvre pour affiner le vase ( le massé ) pour lui faire prendre conscience de son corps, de sa propriété, de son réceptacle.
 
Par le biais de l' intention qui va mobiliser et motiver ses gestes, le kinésithérapeute va , en quelque sorte, lui insuffler l'esprit vital pour mieux animer ou ré-animer ce corps parfois somnolent et inconscient du long et profond travail dont il a la responsabilité : s'ouvrir délibérément , volontairement et activement à soi, aux autres et à l'environnement pour désirer donner et recevoir " gratuitement ".
 
 
4) L'intention : mobile initiateur du geste.
 
 
 
Nous pouvons définir l'intention comme le mobile directeur du geste posé délibérément .        ( "dessein délibéré d'accomplir tel ou tel acte, volonté".) L'intention dessine l'orientation précise du geste. Le geste est alors porteur d'énergie adressée au " réceptacle ", c'est une sorte d'insémination subtile, véritable ciment dont la mission est de consolider le " massé ", le construire et le verticaliser de manière à ce qu'il joue le rôle qui lui est imparti par sa nature. Symboliquement, notre sujet sera placé entre deux pôles essentiels, à savoir le haut et le bas, le " Ciel " et la " Terre ", ainsi que nous l'enseigne notamment la Tradition chinoise. Une bonne prise de terre,( et c'est le travail du potier!), permet un ancrage dans le sol . Autrement dit, " avoir les pieds sur terre ", est une condition élémentaire pour le passage idéal du " courant ". Nous pouvons considérer l'homme comme une représentation imagée de l'arbre: il plonge ses racines dans le sol et déploie ses branches vers le haut. Le massage va activer la sève qui va passer du stade de sève brute à celui de sève élaborée. L'intention du " massé " se manifestera par le désir de recevoir pour s'améliorer. Celle du " masseur " est de donner , en pétrissant l'homme d'argile qu'il modèle entre ses mains.
 
 
 
 5) Le modelage : suivant le modèle.
 
 
Travailler la pâte dans un pétrin pour la former, pour l'informer, pour la configurer , c'est l’œuvre ( gardons notre modestie ) de l'artisan boulanger. Faire passer la pâte de l' «  in-forme » à la «  forme » , c'est la conformer à un modèle, à son modèle qui, dans l'exemple présent, est le pain. Modeler, c'est petit à petit transformer la masse de pâte pour essayer de lui donner son aspect souhaité, pour lui faire prendre son véritable visage. Parallèlement à cette image, le mandat de l'homme est de se conformer à son modèle, c'est-à-dire au modèle qui le définit : l'homme a pour mission d'être tel qu'il doit être , il doit tendre vers son idéal qui l'autorisera à occuper dans la société la place qui lui revient suivant ses capacités, ses potentialités et sa volonté de s'inscrire dans tel ou tel projet qu'il aura consciemment défini. N'entrons pas ici dans des considérations philosophiques lourdes et indigestes qui n'ont pas leur place dans le cadre de ce présent travail. Le masseur et le massé devront tenter de trouver leur harmonie par une véritable collaboration à travers les techniques d'effleurage, de pétrissage et de modelage . Cette harmonie s'actualisera pas à pas par la prise de conscience de son corps, riche de multiples possibilités effectives ou latentes.
 
Le masseur est un potier qui, en quelques tours de mains, va configurer le massé. Il va tenter de lui conférer une forme plus équilibrée et mieux adaptable. Celle-ci sera dictée par l'intention du masseur en conformité avec le désir du massé. Mettre la main à la pâte, toucher l'autre n'est pas un acte anodin, une simple manœuvre dénuée de tout sens, un geste essentiellement technique imposé mécaniquement. Le massé va ouvrir , au masseur, les portes de " son chez soi " , de son intériorité. A ce titre, le masseur est un architecte dont la mission est d'ébaucher des plans de rénovation, de restauration. Nanti de ces lignes directrices, le massé sera son propre maître d’œuvre, son chef de chantier ; défense d'y circuler de manière intempestive ...
Il aura tout en mains pour corriger ses défauts, pour mieux étayer son édifice de façon à l'inscrire harmonieusement et plus justement dans son environnement. Vu sous cet angle, le masseur n'est donc pas uniquement un technicien préposé aux travaux de correction, d'entretien et d'aménagement du territoire du massé. Par le biais du massage, il jouera un rôle dynamique en invitant le massé à dresser le bilan de ses " défauts " et de ses capacités de manière à assembler les matériaux en respectant le " cahier des charges ". La base sur laquelle va oeuvrer le massé est l'image qu'il a construite ( et qu'il continue à élaborer et à perfectionner ) de son propre corps : son schéma corporel.
 
 
 
 6) Le schéma corporel : véritable cartographie somatique.
 
 
 
 Dès sa plus tendre enfance, chaque individu entreprend l'édification de son schéma corporel, qui est sa " carte de visite ", son " chez soi ". La représentation mentale de son corps physique se structure au fil du temps grâce aux gestes d'affection des parents, des proches, grâce aux différents modes d'exploration du monde extérieur par l'individu et grâce aux stimuli de l'environnement. Les informations collectées par les cinq sens vont affiner le schéma corporel qui , dans les meilleures conditions de développement et d'épanouissement, bénéficiera de qualités essentielles telles l'harmonie, la souplesse, la malléabilité, le dynamisme et l'unité. Cette topographie sera équilibrée si la prise de conscience de toutes les parties du corps, de leurs rapports entre elles et de leur(s) fonction(s) dans l'unité somatique, s'avère fine et précise. Une vision analytique est capitale, mais uniquement dans un contexte synthétique. Autrement dit, chaque élément corporel ne pourra être appréhendé adéquatement que dans ses inter-relations avec ses semblables. Par le biais du massage, le massé disposera de moyens hors du commun pour colmater certaines de ses brèches, pour vérifier et réunifier ce qui a été disloqué, perturbé, fragmenté, par manque de sensations et de perceptions adaptées. Le contact manuel va faire prendre conscience des zones plus sensibles ; il va faire émerger ce qui est en attente d'éveil et de structuration. Ce contact va aussi réanimer le souvenir de situations mal vécues, mal intégrées. Prenons garde, car ce choc peut être brutal, traumatisant, perturbant. La prudence sera alors de mise de la part du masseur, qui doit être à l'écoute de ces " tremblements " de terrain...Les diverses carences pourront être ainsi comblées grâce à une collaboration longue, précise et méticuleuse. Globalement, le schéma corporel restructuré, revu et corrigé, affiné et dynamisé, disséqué et réunifié, sera perméable aux multiples stimuli de l'environnement.
 
Cette mosaïque mouvante acquerra la capacité de se moduler en vue de toujours être à la recherche de l'adaptation la plus adéquate. Le schéma corporel - notre cartographie somatique - est notre référence dans l'image que nous nous forgeons continuellement de nous-mêmes. Ajuster cette image à notre réalité profonde, intrinsèque, est un labeur de longue haleine, mais combien utile pour essayer d'occuper judicieusement la place qui nous revient dans le grand " échiquier cosmique ".
 
Par le biais du massage, la " boule d'argile " confiée entre nos mains, va donc se restructurer et s'agencer autrement et de façon plus équilibrée dans l'espace et dans le temps. Rassembler les pièces du puzzle résultera de la collaboration active du masseur et du massé. Selon cette perspective et par voie de conséquence, l'unité du corps s'amorcera progressivement.
 
 
7) L'unité du corps considérée sous de multiples aspects.
 
 
 
Le corps est un, mais il " s'expanse " de façons diverses selon que nous l'envisageons sur le plan matériel, ou sur des plans plus subtils. L'approche de ces derniers est fondamentale pour essayer de comprendre la nature et l'essence de l'être humain.
 
Suivant cette perspective, la maladie psycho-somatique traduit sur le plan physique un déséquilibre se situant à un niveau supérieur. Conscient de ces données, le masseur évitera de résoudre purement et simplement un traumatisme corporel sans se référer à l'ensemble du corps. Autrement dit, il doit intégrer la partie dans le tout pour essayer de comprendre et de localiser l'origine de la perturbation. L'approche " thérapeutique " ne sera pas symptomatique et superficielle, mais causale et profonde. Un traitement de fond est indispensable pour que la magie des mains puisse se concrétiser dans la récupération de la fonction lésée ou dans la partie " abîmée ". Aussi, une connaissance et une approche uniquement scientifiques de l'être humain sont insuffisantes pour envisager le corps dans sa totalité, qui est son unité. L'application de techniques plus spécifiquement " énergétiques " est un outil précieux pour situer ou resituer l'être humain dans sa vraie dimension : il est placé entre le haut et le bas , entre le " Ciel " et la " Terre "et il est nourrit par leurs inter-actions.
 
Dans un tel contexte, les mains du masseur ne colmateront pas simplement la brèche sur un plan local, mais elles auront pour mission de ré-harmoniser ce qui a été perturbé. Par le biais du psychique, la répercussion sur le somatique s'avèrera constructive et dynamique, car elle engagera le massé dans sa récupération. En analysant de part et d'autre les différents mouvements et les " courts-circuits " il prendra conscience du désordre initial et il sera à même de gérer son corps considéré sous ses multiples aspects et dans ses nombreuses relations. Une des clefs de la réussite dans cette " prise en mains " de la part du massé est que le masseur se pose en soutien et en guide dans cet auto-traitement. Dans cette optique, le massé étayera autrement et plus solidement son édifice et, au fil du temps, l'unité de son corps sera sa référence. Cette approche corporelle peut paraître originale, mais elle est essentielle dans la restructuration du schéma corporel et dans une " utilisation" davantage adéquate et davantage adaptée de l'entité somatique.
 
Nous pouvons donc nous rendre compte que le massage et tous les soins qui mettent en contact notre main et la peau d’une autre personne ne sont pas des actes anodins et dépourvus de tout intérêt.
Ils sont riches d'informations et leurs conséquences impliquent une prise de responsabilités de la part du massé et de celle du masseur.
 
 Grâce à nos mains, la gestion du corps prend une autre tournure, un autre aspect, une autre conscience.
 
Par MG
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Mardi 27 mai 2008

1) DEFINITION

 

 

D'origine indienne, le massage ayurvédique tire son nom de l'Ayurveda, médecine indienne encore pratiquée en Inde à l'heure actuelle. l'Ayurveda se traduit du sanscrit par ''Science de la vie'' (Ayur = Vie, Veda = Science).

« Massage ayurvédique » est un terme générique désignant les massages d'Inde.

Il existe plusieurs massages ayurvédiques, par exemple :

-         l'Abyanga massage le plus couramment pratiqué avec de l'huile sur tout le corps.

-         Siro Dara massage faisant couler un filet d'huile sur le front

-         kansu massage de la plante des pieds avec un bol.

 

  

2) ORIGINE ET HISTORIQUE

 

Le massage Ayurvédique s’appuie sur les principes de base de la médecine traditionnelle indienne, l'Ayurvéda.

Reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, cette technique de médecine naturelle est l’une des plus complètes car elle intègre à la fois le corps et l’esprit.


L’Ayurvéda postule que tout est énergie. Au sein du macrocosme que représente l’univers, le corps est un microcosme où doivent s’équilibrer trois principes (ou Doshas) :

-         le Vat (air) qui correspond aux systèmes nerveux et hormonal.

-         le Pitt (feu) pour les systèmes digestif et enzymatique

-         le Kaph (eau) qui correspond à tous les fluides.

 

3) PRATIQUE

 

Le massage Ayurvédique consiste en des pressions sur différents points ayurvédiques, ou Marmas, à travers lesquels le Prana, le souffle vital en sanskrit, se déplace.
Il se pratique au sol, nu ou en sous-vêtement. A la fois relaxant et énergétique, le massage Ayurvédique permet de se décontracter, de dénouer les muscles,  redonnant ainsi toute  l’énergie à la personne massée..

 

  

4) BASES

 

 

La clef de voûte de la médecine ayurvédique est la constitution individuelle (Prakriti) du sujet, et quand nous l'identifions, nous pouvons établir les profils personnels, qui comprennent la force de chaque sujet et sa susceptibilité à tomber malade en fonction de ses faiblesses.  

Aussi chacun peut évaluer sa prakriti  en utilisant le test de constitution individuelle.

La Médecine  Ayurvédique se base sur la conception des   trois humeurs ou  Dosha, il y aura donc trois types de personnes et de pathologies : Vata, Pitta et Kapha.

 

 

a) TYPE VATA

 

Les caractéristiques primaires du  Vata  sont l' interchangeabilité, l'imprévisibilité, la variation dans la forme, dans la taille, dans le caractère et dans l'action. Le Vata tend à être élancé avec des proéminences au niveau des articulations et des veines, avec la peau sèche et froide. Il est caractériel, enthousiaste, imaginatif, impulsif, il a beaucoup d'idées mais, toujours, le Vata est un sujet qui ne conclut pas. Le vata mange et dort d'une façon très nomade, il est très disposé à l'inquiétude, à l'insomnie, aux dérangements prémenstruels (dysménorrhée) et à la constipation, son énergie est présente d'une façon irrégulière, rendant son existence variable par excellence

 

 

b) TYPE PITTA

 

Le Pitta est relativement prévisible, de taille moyenne, force et résistance, bien proportionné, avec un teint rubicond. Le pitta a une intelligence rapide, articulée, aiguë et peut être très critique ou passionnel avec de brefs et explosifs déclenchements de colère. Le pitta mange et dort régulièrement, il aime le soleil mais souffre de la chaleur et des dérangements au niveau gastro-duodénal.

 


c) TYPE KAPHA

 

La caractéristique fondamentale du Kapha est la relaxation .Le kapha est solide, lourd, fort, avec une digestion lente, cheveux assez gras, peau froide et pâle. Tous les kapha digèrent, mangent et agissent lentement, ils dorment beaucoup et profondément, tendent à différer et à être obstinés, sont disposés à avoir un niveau haut de cholestérol, d'obésité et des allergies.

 

Beaucoup d'individus présentent une constitution où se mettent en évidence en pourcentage deux ou trois dosha (ex. vata-pitta ou pitta-vata), l'éventualité où se trouverait seulement un dosha  est plus rare.

Quand ces dosha sont en équilibre et en harmonie avec la constitution, le résultat est une santé vibrante avec un niveau précieux d'énergie. Mais quand ce délicat équilibre est dérangé, le corps devient réceptif aux agents stressants extérieurs, comme virus, bactéries. Beaucoup de travail, une alimentation incorrecte peuvent aussi agir négativement sur cet équilibre. Le déséquilibre dans les dosha est le premier signe que l'esprit, la pensée et le corps ne sont pas en parfaite coordination. Une alimentation incorrecte, provoquera une altération de agni (le feu gastrique) et donc une digestion incorrecte de la nourriture, avec une formation de toxines (ama). Le cumul d’ama provoquera ensuite la maladie. 

Selon la médecine Ayurvédique l’alimentation doit être en accord avec la Constitution Individuelle (prakryti).
Par MG
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