informations sur les différents massages et soins esthétiques: legislation, méthodes, enseignement
Dans ma profession, il y a des instants d’échanges très intenses avec la clientèle. Parfois, ces moments de confidences peuvent tourner au délire. Il suffit d’un mot lâché à la place d’un autre, ou déformé, pour que notre esprit s’envole ou que nous ayons de la difficulté à garder notre sérieux.
Je me souviens d’une dame adressée à mon cabinet professionnel pour des problèmes de fuites urinaires. Elle me dit d’entrée être envoyée chez moi par son « géologue ». Je me suis imaginé le brave spécialiste avec sa lampe frontale, son marteau et son burin. J’ai été déstabilisé un instant. J’avais eu droit au « génicologue » mais pas encore au géologue.
Nous avons tous eu, un jour ou l’autre « l’infractus du myocarde » et même parfois à « l’infrastructure du myocarde ». Un de mes patients est venu un jour parce qu’il avait « un menhir ». J’ai pensé que ça devait beaucoup le gêner pour courir ! Son ménisque, malgré mes soins, a du être enlevé par la suite : ce monsieur doit revivre et se sentir tout léger.
Nous avons aussi des poètes. Un jour, un monsieur qui se trouvait nu devant moi a tenu à me préciser qu’il n’était pas juif (ce dont je me fichais totalement d’ailleurs). S’il était circoncis, c’est parce que, petit, il avait « un myosotis ». C’est très bucolique, mais généralement, à ce niveau, on voit plus de phimosis !
Pour ne pas changer de niveau, une patiente a du s’absenter un jour pour rester auprès de son fils « qui avait les testicules en Ethiopie ». C’est sur que ça ne doit pas être facile à rapatrier ce genre de choses ! Les petits garçons ont parfois des ectopies testiculaires, c’est mieux parce qu’on évite les problèmes diplomatiques quand on désire les récupérer.
Un adepte des médecines douces a été très inquiet lorsque je pris une pommade pour le masser. Que contenait-elle ? Depuis deux jours il se massait à « l’harmonica » et il craignait une réaction. Ma pommade contenait aussi de l’arnica … ça l’a tranquillisé !
Pour en terminer pour aujourd’hui, je me souviens d’une patiente très soucieuse parce que son vieux mari souffrait beaucoup et que les médecins craignaient « une éclosion intestinale ». Pour en avoir le cœur net, il avait été décidé, dès le lendemain, de lui faire passer « une enculoscopie ». C’est bien par là que ça se passe, mais les médecins qui craignent une occlusion intestinale prescrivent plus souvent des coloscopies !